• Alzheimer...

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    Semer juste des mots

    Sur les sillons obscurs

    D'une mémoire enfuie,

    Pour espérer qu'ils germent

    Et se chargent d'images...

     

    Lueurs du temps jadis

    Qu'une douce comptine 

    Viendra ici bercer.

     

    Ô tendre mélodie 

    Dont les échos s'imprègnent 

    De notes mémorielles.

     

    Mais point de nostalgie 

    Car le présent n'est plus

    Quand le passé s'en vêt.

     

    Lors deux petites flammes

    Vacilleront ténues 

    Aux puits de tes pupilles...

     

     

     

     ©


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  • Groix... Matin d'automne...

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    Juste la pluie oblique

    Toute offerte au suroit,

    Fines gouttes pincées

    Tôt venues de la mer.

     

    Et, ce ciel matinal

    Revêtu de haillons,

    Frusques grises et sales

    Emmitouflées de brumes.

     

    De ces voiles si pâles

    Que les âmes s’y perdent.

    Seule une pauvre sente,

    Telle ganse oubliée,

    Me trace un fin chemin

    Qui conduit à la plage.

     

    Des empreintes de pas

    S’abandonnent au flux.

    Sous la laisse odorante

    Disparaîtront bientôt.

     

    Deux ou trois feuilles mortes

    Au goémon se mêlent.

    Le vent les fait frémir

    Une dernière fois.

     

    Point de rires, point de cris,

    Triomphant le ressac

    A  depuis bien longtemps

    Chassé le bel été…

     

    ©

     


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  • Quand les ombres s'effacent...

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    Quand les ombres s’effacent,

    Se mêlent aux autres ombres,

    Que les rires se figent

    Et deviennent soudain :

    Grimaces d’outre-tombe.

     

    Quand les regards se voilent

    Sur des âmes en partance

    Qui éveillent en nos peurs

    De fallacieux ailleurs.

     

    Quand obséquieux se massent :

    Prêtres et larmoyants

    Sur les quais déguisés

    D’un improbable port

    Dont les bateaux fantômes

    Ont pour cap le néant.

     

    Quand un glas obstiné

    Rythme le pas inquiet

    D’un cortège abreuvé

    De ces pédants esclaves

    Abrutis d’ignorance

    Que nous sommes à présent.

     

    Quand râle le bois mort

    D’un cercueil pomponné,

    Sorte de faux écrin

    Où se pressent déjà

    Les pétales en neige

    De roses torturées.

     

    Quand la brise étonnée

    Vient offrir aux nuages

    Les volutes polluées

    De ces funèbres feux

    Qui ne sont après tout,

    Qu’ultime et seul enfer.

     

    Quand le flot dissipé

    Se barbouille de cendres,

    S’y reflète la lune

    En blafarde veilleuse

    Et sa muette prière

    N’invoque que l’oubli.

     

    Une à une et sans bruit,

    Se referment les portes,

    Les chemins se dispersent

    Et puis, vite se perdent.

    Que reste-t-il alors

    Qui ne soit pas fané ?

     

    Un bouquet de regrets

    Des remords en boutons…

     

     

     ©


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  • Bientôt...

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    Ô vous, tendres fragrances,

    Colorez ma mémoire 

    De flammes éthérées

    Aux notes irlandaises.

     

    Vos embruns volatiles,

    Coiffes blanches improbables,

    Viendront qui sait? Au soir

    Sur mon âme danser.

     

    Crachins, larmes marines,

    Laveront mes regrets

    Du baiser de ce sel

    Qui les vêt d'espérance.

     

    Et, si le froid du mal

    Venait mordre mes joies,

    Il se peut que la nuit

    Les guide vers l'aurore.

     

    Une aube indescriptible

    Où les ors se marient

    Offrant à l’océan

    Mille feux pour veilleuses.

     

    Lors, mes rires d'enfant

    Se mêleront peut-être 

    Aux neiges de l'hiver

    Sur mes années tombées. 

     

    Leur écran de silence

    Dira mon existence,

    J'en ferai le chemin

    D'un printemps à venir... 

    © 

     

     


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  • 13 juillet... Je n'ai pas oublié...

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    Seize années ont passé

    Seize années maculées

    À la cire des chagrins

    Ce fut un bel été

    Aux coups plus que funestes

     

    Je n’ai pas oublié

    Les flonflons de la fête

    L’explosion de ses feux

     

    Je n’ai pas oublié

    La chaleur de ce jour

    Ni la froideur soudaine

    Qui s’empara de toi

     

    Je n’ai pas oublié

    La détresse de nos âmes

    Ni l’incompréhension

    Qui sied à ces départs

    Pour des contrées promises

    Mais que nul n’a contées

     

    Je n’ai pas oublié

    Que même le soleil

    Glissa vers l’horizon

    Pour masquer sa tristesse

     

    Je n’ai pas oublié

    Seize années ont passé

    Je reste ton enfant

    Bientôt

    Je te le promets

    Je pourrai te rejoindre…

     

     ©

     


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