• Comme une goutte...

    Si le lecteur bleu apparaît ci-dessus, vous pourrez écouter le texte en audio

     

    Elle toque au carreau,

    Petite goutte de pluie, indécise se pose

    Hésite un court instant et se laisse glisser

    Tout doucement, très tendrement,

    Elle serpente et puis s'arrête 

    Elle s'abreuve d'une autre goutte,

    Une âme sœur, 

    Ne sont plus qu'une.

     

    Sous la caresse d'un chaud rayon

    Les voilà-donc qui caracolent,

    S'offrent au plaisir d'une balade. 

     

    Mais cette fois, le vent les porte

    Et bien trop vite elles dévalent.

     

    Se croire perle, quelle insouciance !

    Quand sous la bise

    L'on n’est que pluie.

     

    Ainsi s'écoule une existence,

    D'abord lenteur, comme une errance.

    Et tout à coup, presque une fuite.

     

    Lors, sur la vitre, coule une larme,

    Triste et fugace

    Comme la vie.

     

    Reste le verre nu et glacé 

    Ma goutte vive

    S'en est allée,

    Je ne sais où...

     

     ©


    4 commentaires
  • Printemps...

    Si le lecteur bleu apparaît ci-dessus, vous pourrez écouter le texte en audio

     

    Je regarde les arbres 

    Leurs branches qui tricotent

    Je ne sais quel ouvrage 

    Le vent me le dira,

     

    La pluie peut-être aussi.

     

    Ce que je sais ma foi! 

    C'est que dans quelques jours,

    Réveillée, la forêt 

    Se parera c'est sûr, 

    De ses plus beaux atours,

    Subtilement tissés 

    En camaïeu de vert.

     

    Dites-moi mon ami?

    Le vert ne serait pas

    Couleur de l'espérance ? 

     

    ©


    2 commentaires
  • De regrets en remords...

    Si le lecteur bleu apparaît ci-dessus, vous pourrez écouter le texte en audio

     

    Ô nuages,

    Vieux chagrins,

    Qui vous parez sans goût 

    De fins voiles de pluie.

     

    De regrets en remords, 

    Froides larmes s'enfuient

    Pour peut-être abreuver 

    Ces tristes pâturages 

    Où paissent sans envie

    Nos âmes égarées.

     

    La nuit s'est invitée,

    La lune s'y dessine.

    Clair-obscur insolent

    Sur un sable glacé

    Que des vagues distraites

    Baisent pour disparaître.

     

    Le vent cet impudent

    Invisible falot 

    S'époumone sans but. 

    Un vieux chêne surpris,

    Que l'on prétendait sage,

    Soudain s'est laissé choir.

     

    Ô ténèbres,

    Nébuleuses, 

    Défuntes d'avenir,

    En vous, je désespère... 

      ©


    8 commentaires
  • Mes vœux 2019...

    Si le lecteur bleu apparaît ci-dessus, vous pourrez écouter le texte en audio

     

    Les jours se précipitent 

    Brumeux, avares et courts

    La flore décrépite 

    Souffre de matins gourds. 

     

    L'hiver s'est imposé 

    Et son haleine froide

    A blanchi la rosée

    Et laissé l'herbe roide. 

     

    Dans toutes ces rudesses,

    Voici le nouvel an

    Tout bouffi de promesses

    Et de vœux bienveillants.

     

    Comme ils ont belle allure,

    Alors, oui… : «  Bonne année ! »

    En ajoutant bien-sûr :

    « Et surtout… Bonn’ santé ! ».

     

    Cartes réelles, cartes virtuelles,

    Murs  « facebookiens » dégoulinant d’étoiles et de bougies fondantes,

    Chaumières enneigées et aubes rutilantes,

    Crépuscule flamboyant sur océan tranquille,

    Tradition ou e-tradition mais toujours des vœux aussi vains.

     

    Moi ? En 2019 Je voudrais juste que tombent les frontières, que s’effacent les murs…

    Tous citoyens du monde !

     

    Un partage équitable de toutes les ressources. La fin des endoctrinements, religieux, politiques… La paix ! Partout !

    La vie, tout simplement… Utopie ? Dommage…

     

    Ça, ce serait pourtant réalisable.

    Il suffirait de le vouloir, tous ensemble….

     

     

                       Allez ! Bonne année encore !

                            Et surtout ... Bonne santé !                                                                                  

     

    ©

     


    4 commentaires
  • Glisse, glisse la lune...

    Si le lecteur bleu apparaît ci-dessus, vous pourrez écouter le texte en audio

     

    Ses rides embrumées

    Au teint de vieille prune,

    Dans les nues parfumées,

    Glisse, glisse la lune.

     

    Comme une immense toile,

    Un dais de satin noir

    Serti de mille étoiles

    Lui sert de promenoir.

     

    Ô qu’elle a belle allure

    Sur la funèbre moire

    D’un ciel plein de froidure

    Où la bise s’égare.

     

    Et, dans le firmament,

    Que sa trace enlumine,

    Imperceptiblement,

    L’astre triste chemine.

     

    L’océan pour miroir,

    Que l’on écoute bruire,

    Tel mystique ciboire,

    Semble ici l’accueillir.

     

    En ces temps de solstice,

    Des nuits elle est la reine,

    Fardant sans artifice

    Le ballet des sirènes...

     

    ©        


    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique