• Mon äme en noir...

     

    Chagrin funeste

    Tu as repeint

    Mon âme en noir

    Et sur ses rives

    C’est une bise

    Qui lors y souffle

     

    Quel triste jour

    Vide de pleurs

    Mais si chargé

    Des sombres brumes

    Qui moucheront

    Mes derniers vœux

     

    Ô que j’ai mal

    Et j’en titube

    J’avance là

    Tel un homme ivre

    Mais cette fois

    Je n’oublie pas

     

    Oui, tout mon être

    Ici se tord

    Pauvre victime

    De ces frissons

    Des fièvres froides

    Du mal ultime

     

    Et c’est mon cœur

    À l’agonie

    Qui cette fois

    Sonne le glas

    Mais je serai

    Seul à l’entendre…

    ©

     

     

     


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  • Non tu ne rêves pas...

     

    Une illusion trop brève

    Chimère cajolée

    Sur les ailes d’un rêve

    Je me suis envolé

     

    Aux rives de l’esprit

    Sur une barque vive

    J’ai fui la barbarie

    De ma vie trop rétive

     

    J’ai vu des champs de fleurs

    Venus me faire fête

    Barbouillés de couleurs

    Sous des brises parfaites

     

    Des oiseaux formaient chaîne

    Et offraient à l’azur

    Leurs mélodies sans haine

    Écrites en trois mesures

     

    L’océan guilleret

    Soleil en auréole

    Entraînait sans apprêt

    Ses vagues en farandole

     

    Se transformaient ensuite

    En autant de sourires

    Juste allusion fortuite

    D’âmes en souvenirs

     

    Là je t’ai reconnue

    Quand une douce voix

    M’a dit, toute ténue

    « Non, tu ne rêves pas… »

    ©


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  • Aux cheveux de la lune...

     

    Tout en haut du clocher

    Je la vois telle prune

    Je voudrais m’accrocher

    Aux cheveux de la lune

     

    Dans sa douce clarté

    Ma Séléné éprise

    Me veillerait, portée

    Par une simple brise

     

    Puis je revêtirais

    La grande toge verte

    D’une sombre forêt

    Par la brume couverte

     

    Lors pourrais me mirer

    Sur la psyché tranquille

    D’une mer admirée

    Pour sublimer ses îles…

     

    ©


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  • Il se peut qu'au matin...

     

    S’enfuient sur l’océan

    Les vraies rides du temps

    Seules, insidieusement,

    Maltraitées par le vent

     

    Se donneront au ciel

    Avare de reflets

    Le couchant, comme miel

    Leur fera pâle ourlet

     

     Elles s’étourdiront

    Aussi noires que suie

    Dans de furieux chaudrons

    Au sabbat de la nuit

     

    Existences éventées

    Il se peut qu’au matin

    Un suroît tourmenté

    Vous conte leur destin…

     

    ©


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  • Lors cassera le fil...

     

    Quand sur mon dos malingre

    Pèsent trop de tourments

    Le bonheur, ce vieux pingre,

    S’enfuit, sournoisement

     

    La mer cette maîtresse

    Que j’ai toujours chérie

    Me nargue sans tendresse

    Et me laisse marri

     

    Oracle des naufrages

    Sans répit le noroît

    Fouette un ciel fade et froid

    Que souillent des nuages

     

    Il me faudra pourtant

    Poursuivre le chemin

    Dans l’automne insistant

    Aux feuillages carmin

     

    Il se peut que l’hiver

    M’octroie ultime asile

    Dans ses douves sévères

    Lors, cassera le fil…

     

    ©


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