• Autant de charmes ombrés...

     

    Autant de charmes ombrés

    Que je vois me sourire

    Sur le passé des pierres

    Qu’une rivière efface

     

    La fraîcheur d’un printemps

    Leur donne cette vie

    À moins que ce ne soit

    Les remords de l’automne

     

    Leurs silhouettes sombres

    Se sont assises là

    Tout au bord de mon âme

    Pour en cueillir l’espoir

     

    Leurs fragrances discrètes

    Ont revêtu je crois

    Les effets surannés

    De nostalgies chagrines

     

    Il est juste un secret

    Que le ciel me refuse

    Lui, qui dans vos églises

    Égara mon enfance…

     

    ©


    1 commentaire
  • Sur la portée des songes...

     

    Tu écriras le vent

    Sur son voile d’azur

    Là où pleurent les lunes

    Voyageuses du temps

     

    Tu poseras des fleurs

    Sur la portée des songes

    Qui nous joueront peut-être

    La fugue de nos âmes

     

    Tu peindras les nuages

    Enchâssés dans le drap

    De satin sombre et or

    Des étreintes nuptiales

     

    Tu diras aux oiseaux

    Combien leurs confidences

    Allègres et joyeuses

    Peuvent enivrer nos cœurs

     

    Tu cueilleras les perles

    De matins muets et froids

    Quand naissent les plaisirs

    Aux douceurs de l’Éden …

     

    ©


    3 commentaires
  • Mon äme en noir...

     

    Chagrin funeste

    Tu as repeint

    Mon âme en noir

    Et sur ses rives

    C’est une bise

    Qui lors y souffle

     

    Quel triste jour

    Vide de pleurs

    Mais si chargé

    Des sombres brumes

    Qui moucheront

    Mes derniers vœux

     

    Ô que j’ai mal

    Et j’en titube

    J’avance là

    Tel un homme ivre

    Mais cette fois

    Je n’oublie pas

     

    Oui, tout mon être

    Ici se tord

    Pauvre victime

    De ces frissons

    Des fièvres froides

    Du mal ultime

     

    Et c’est mon cœur

    À l’agonie

    Qui cette fois

    Sonne le glas

    Mais je serai

    Seul à l’entendre…

    ©

     

     

     


    1 commentaire
  • Non tu ne rêves pas...

     

    Une illusion trop brève

    Chimère cajolée

    Sur les ailes d’un rêve

    Je me suis envolé

     

    Aux rives de l’esprit

    Sur une barque vive

    J’ai fui la barbarie

    De ma vie trop rétive

     

    J’ai vu des champs de fleurs

    Venus me faire fête

    Barbouillés de couleurs

    Sous des brises parfaites

     

    Des oiseaux formaient chaîne

    Et offraient à l’azur

    Leurs mélodies sans haine

    Écrites en trois mesures

     

    L’océan guilleret

    Soleil en auréole

    Entraînait sans apprêt

    Ses vagues en farandole

     

    Se transformaient ensuite

    En autant de sourires

    Juste allusion fortuite

    D’âmes en souvenirs

     

    Là je t’ai reconnue

    Quand une douce voix

    M’a dit, toute ténue

    « Non, tu ne rêves pas… »

    ©


    1 commentaire
  • Aux cheveux de la lune...

     

    Tout en haut du clocher

    Je la vois telle prune

    Je voudrais m’accrocher

    Aux cheveux de la lune

     

    Dans sa douce clarté

    Ma Séléné éprise

    Me veillerait, portée

    Par une simple brise

     

    Puis je revêtirais

    La grande toge verte

    D’une sombre forêt

    Par la brume couverte

     

    Lors pourrais me mirer

    Sur la psyché tranquille

    D’une mer admirée

    Pour sublimer ses îles…

     

    ©


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique