• S'évanouissent les brises...

     

    S’éventent les parfums

    Qui jadis me bercèrent

    Pour gagner les confins

    De rives insincères

     

    S’envolent tous mes mots

    Abreuvés d’encre bleue

    Leurs crachins lacrymaux

    Et mes remords fielleux

     

    S’éparpillent mes rêves

    Illusions insondables

    Leurs extases trop brèves

    Leur futur improbable

     

    S’écartèlent mes vœux

    Qui divaguent et se meurent

    Leur cruel désaveu

    Endeuille mon humeur

     

    S’évanouissent les brises

    Qui me guidaient au port

    Confiant aux vagues grises

    Mon bien funeste sort…

     

    ©


    votre commentaire
  • De neige noire vêtu...

     

    De neige noire vêtu

    Mon chemin se fourvoie

    Dans ces landes têtues

    Que les années m’envoient

     

    Toujours assourdissant

    Seul, le passé m’étreint

    L’horizon est absent

    Masqué par le chagrin

     

    Mon âme s’est offerte

    Aux tourments qui m’obsèdent

    Simple porte entrouverte

    Sur des heures bien laides

     

    Lors, encore et encore

    Des vents aigres m’emportent

    Aux friches des remords

    Jonchées de feuilles mortes…

    ©

     


    votre commentaire
  • Le brâme d'une cloche...

     

     

    Ces champs qui s’ennuagent

    Aux rives de l’automne

    Barbouillent leurs sillons

    De sanglots chlorophylle

     

    Petits grumeaux de terre

    Anoblis par les larmes

    Que des feuilles souillées

    Ne savent effacer

     

    Tournoyez pauvres folles

    Le ciel lourd vous ignore

    Occupé à se foutre

    Des âmes qui s’enivrent

     

    La nuit humide et froide

    S’abreuvera encore

    D’un jour qui n’ose plus

    Dans ses effets de brume

     

    Le baiser d’une bruine

    Seul, emporte à la mer

    Le brâme d’une cloche

    Amoureuse du vent…

    ©


    votre commentaire
  • Soleil d'automne...

     

    Soleil artiste

    Aux tons des ocres

    Quand la forêt

    Y boit sa robe

     

    Soleil voilé

    Comme effacé

    De fins stratus

    Pour te moucher

     

    Soleil d’automne

    Pâle, affaibli,

    Qui déambule

    Avant l’hiver

     

    Soleil souffrant

    Frêle et discret

    Quitte ses draps

    Pour un linceul

     

    Soleil mourant

    Et feuilles mortes

    Sombre déclin

    Amours macabres

     

    Mais où es-tu ?

    Je désespère

    T’es-tu éteint ?

    Je crois qu’il pleut…

    ©

     

     


    votre commentaire
  • Un sanglot d'encre bleue...

     

     

    Un sanglot d'encre bleue
    Sur mon cahier livide
    Refuge fétichiste
    Ô Maman, que j'ai peur

    Matinée salopée
    Le claquement d'une aile
    Tout là haut, le soleil
    A vraiment l'air d'un con

    Matinée égoïste
    Le voile sur une âme
    Pour intimer au glas
    De distiller les larmes

    La camarde est passée
    Annoncée mais perfide
    Et ma foi! Que ne suis-je
    Qu'une simple fourmi?...

     

     

                                         21 août 2014

                   À Maryvonne…


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique