• Ma poésie, mon âme...

     

    Je t’ai voulue classique

    Sur tes six temps, posée

    Intuitive et légère

    Vêtue de brises et d’iode

     

    Je t’ai rêvée sauvage

    Dans tes secrets, cachée

    Timide et réservée

    Baignée de mon passé

     

    Je t’ai souhaitée limpide

    Dans ton lit, étonnée

    Pétillante et rapide

    Sirène ou bien étoile

     

    Je t’ai cueillie candide

    Apaisante et discrète

    Offerte en thérapie

    De maux impénétrables

     

    Je t’aimerai ma belle

    Là, sur mon horizon

    Évanescente et vive

    Ma poésie, mon âme…

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  • Sur les flancs de granit...

     

    Sur les flancs de granit

    La lune peint ce soir

    Incitant à la fuite

    Les tout derniers brouillards

     

    Elle noie la pénombre

    D’un faisceau sans substance

    Où flottent quelques ombres

    Des âmes en partance

     

    Le ciel pour seul écrin

    Leur offre ses velours

    Un royaume utérin

    Au dais mystique et lourd

     

    Sous la nocturne arcure

    De ce froid cauchemar

    La roche en clair-obscur

    Devient alors grimoire

     

    L’apitoiement trompeur

    Que m’apporte la brise

    Vient exalter mes peurs

    Et flatter leur emprise

     

    Sur la glabre paroi

    C’est bien mon corps qui glisse

    Assigné au supplice

    Exhibé, comme proie…

     

     

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  • J'entends battre il me semble...

    J’entends battre il me semble

    Le cœur lourd de la nuit

    C’est un écho qui tremble

    Pour un spectre éconduit

     

    Écœurant, redondant

    Reste toujours ce souffle

    Un ressac obsédant

    Qui jamais ne s’essouffle

     

    Ô peur, morne maîtresse

    Tes sortilèges ultimes

    Se jouent de ma détresse

    De mes révoltes intimes

     

    Cris étouffés peut-être

    Mais qui lors m’entendra

    La lune à la fenêtre,

    La touffeur de mes draps ?

     

    Antichambre sans doute

    Du trépas annoncé

    Me reste alors la route

    D’un futur effacé…

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  • J'ai vu bien trop de nuits...

     

    J’ai vu bien trop de nuits

    Qui battaient la campagne,

    Enchaînant leur ennui

    Dans un étrange bagne.

     

    J’ai vu leurs forteresses,

    Dressées sur la souffrance,

    Gavant leur sécheresse,

    Par les pires outrances.

     

    J’ai vu leurs cauchemars,

    Qui affûtaient des armes,

    En larguant les amarres

    Sur une mer de larmes.

     

    J’ai vu leurs faux matins,

    Qui jouaient aux aurores,

    Gaspillant un butin

    Pour des ciels de faux or.

     

    J’ai vu leur fatuité,

    Pernicieuse et malsaine,

    Jusqu’à l’absurdité,

    Tout simplement humaine…

     

     

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  • Même pas une messe...

     

    S’achève le voyage

    J’entre dans la vieillesse

    Me voici là sans âge

    Sur le quai des tristesses

     

    Ne reste que ma rage

    Mon ultime détresse

    De tous derniers orages

    Sans joie mais sans sagesse

     

    Mon ciel plein de nuages

    Et de pluies qui ne cessent

    Mais aussi cet adage

    Humiliant de rudesse

     

    Il parle de naufrage

    Une fin qui abaisse

    Et pour mon entourage

    Même pas une messe…

     

    ©

     

     


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