• Groix...Le vent dans les sureaux...

     

    Groix...Le vent dans les sureaux...

     

    Une petite larme

    Coule sur mon cahier,

    D’encre bleue, presque parme,

    Elle ombre le papier.

     

    Décline la lumière,

    Quand l’automne s’efface

    Lors ses nues dentellières

    À l’horizon s’encrassent.

     

    Hier, coloré de cuivre,

    Le ciel blême grisonne,

    Ma fenêtre me livre

    Ses gammes groisillonnes.

     

    Rehaussée d’opaline,

    La mer, à l’unisson,

    Infinie popeline,

    Est prise de frissons.

     

    À son chevet le phare

    Impassible la veille,

    Le ressac, bien plus tard,

    Le tiendra en éveil.

     

    Penché sur mon bureau

    J’entends déjà la pluie,

    Le vent dans les sureaux

    Qui rythmeront ma nuit...

     

    ©                         

     

     


                      

     

     


  • Commentaires

    1
    Lundi 21 Novembre 2016 à 11:31

     bonjour Philippe

     c'est toujours avec le même plaisir que j'éprouve ,  à la lecture de tes poèmes et douce mélancolie s'insinue en moi  !!!. Images combien magnifiques que tu dépeins là! belle lecture en ce matin tu magnifies la nature,la mer,devant cet automne qui apparaît impitoyable !!! avec toute ma plus sincère amitié monette

      • Lundi 21 Novembre 2016 à 15:04

        Merci Monette, ton commentaire me fait très plaisir.

    2
    Lundi 21 Novembre 2016 à 13:04

    Ponctués par les notes du piano mélancolique tes mots nous content l'atmosphère groisillonne d'une soirée automnale.

    C'est agréable à lire tout simplement

    Merci Philippe

    Amitié Poète

     

     

      • Lundi 21 Novembre 2016 à 15:05

        Alors Jacqueline,je suis comblé. Merci!

    3
    Lundi 21 Novembre 2016 à 16:26
    Nina Padilha

    Chez moi, c'est la tempête.
    Le vent joue les croquemitaine et fait danser la pluie...
    Bises !

      • Lundi 21 Novembre 2016 à 18:20

        Nanette est passée dans la nuit de samedi à dimanche sur la Bretagne. Des vents qui, s'ils n'ont pas été exceptionnels ont atteint les 165 km/h à Camaret et déjà 130 à Groix. Si je la décris parfois, je n'aime pas la tempête, elle est croqueuse de vies...

        Merci Nina de m'avoir lu et bon courage pour affronter l'épisode Cévenol.

    4
    Claire
    Mardi 22 Novembre 2016 à 01:04
    C'est un art difficile d'éveiller tant de belles images et émotions par tes mots musicaux qui disent encore le vent que l'on aime ou pas. Mais dans tes vers, peu importe, il magnifie la nature et les coeurs. Voici une poésie qui me fait entendre l'orgue naturel dans lequel le vent s'engouffre pour faire chanter les éléments et mon coeur. Merci poète
      • Mardi 22 Novembre 2016 à 05:15

        Tu me gratifies là d'un bien joli commentaire. Merci infiniment...

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :