• Lors, le ciel s'essuya...

    Lors, le ciel s'essuya...

     

    Lors, le ciel s’essuya

    Sur un baiser d’hiver,

    Un peu humide et froid

    Et tendrement fragile.

     

    La mer, grise maîtresse,

    Avait tenu pourtant

    À froisser ses dentelles

    Sans que l’on devinât

    La couture de ses bas.

     

    Ces deux-là, dites-moi !

    Appréhendaient la nuit

    Au seul chant d’un ressac

    Tout revêtu de vent.

     

    La lune et ses étoiles

    Ne paraient pas ce soir

    Le manteau de l’amant,

    Une cape un peu sombre

    D’un velours insolite.

     

    L’on entendit plus tard

    Le lointain chant languide

    D’un orgasme improbable

    Ce n’était qu’un hibou…

     

    ©        


  • Commentaires

    1
    Samedi 31 Décembre 2016 à 11:13

     bonjour philippe !!

    a les lire et relire, en voix chuchotée, juste pour moi et mes oreilles, (et c'est un exercice que j'adore quand les poèmes sont aussi bien rythmés que les tiens), j'ai l'impression de faire de la musique. Or, je ne sui loin d'être  musicienne, je ne suis que lectrice envoûtée par de si jolis mots superbe poème sur la frivolité de certaines amours !!! magnifiquement mis en scène  merci Philippe a l'année prochaine si tu me le permet ,,  avec toute mon amitié la plus sincère  monette

    2
    Samedi 31 Décembre 2016 à 12:20
    Nina Padilha

    Allez... Demain, c'est dimanche.
    Il faut arrêter de se dire "bonne année" d'une voix criarde et impersonnelle. Il faut vraiment commencer par se remettre en question et avancer légèrement sur son chemin de vie en ne portant que du vrai, du positif et du beau.
    Comme ta poésie, douce et belle !
    Bizzz

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