• Réa...

    En hommage à tous les soignants.

    Merci à vous toutes et à vous tous !

    Réa...

    Crédit photo surimpression : Rue89

    Si le lecteur bleu apparaît ci-dessus, vous pourrez écouter le texte en audio

     

    Le silence et la nuit

    Se sont vêtus d'angoisse,

    Fourmilière obstinée 

    S'y dévouent les soignants.

     

    Vous n'apercevrez pas

    Leurs ombres laborieuses

    Car, pour les soulager,

    Nous voilà confinés.

     

    Ravalant leur colère 

    Ils s'enivrent de tâches.

    Ceux-là, oui je le jure

    Nous sont indispensables.

     

    J'entends le Président 

    Leur jouer du violon,

    Qui donc pourrait le croire?

    Il s'est déshonoré. 

     

    Mais l'hôpital ronronne

    Tel un monstre tranquille,

    Dans son ventre blanchi

    Des vies s'accrochent encore.

     

    Les machines radotent,

    Affichent sans remords 

    Les constantes affolées

    De patients endormis. 

     

    Certains sont sur le quai

    En totale inconscience, 

    Pour ce fatal voyage 

    D'où l'on ne revient pas. 

     

    D'autres plus vigoureux

    Pourront se réveiller 

    Sauront-ils nous convaincre

    De revivre autrement?...

     

    ©


  • Commentaires

    1
    Vendredi 27 Mars à 14:23
    Nina Padilha

    Un sacerdoce...
    Respect.

    2
    Vendredi 27 Mars à 15:01

    Ton poème Philippe avec ses mots si justes pour parler des maux dont les humains sont assaillis ne peux que me bouleverser

    Quand la planète hurlait sa douleur elle nous envoyait des avertissements. J'ai chaud j'étouffe écoutez moi et le monde continuait à tourner.

    Les alertes ne les atteignaient pas.

    Et maintenant les humains crient à leur tour "J'ai chaud j'étouffe"

    Comme les pompiers et autres veilleurs les personnels de santé s'activent à notre chevet et la pandémie met en avant notre incurie. L'humanité brule et nous manquons d'eau.

    Oui j'ai honte quand le Président Macron promet promet caresse dans le sens du poil ces femmes et ces hommes de courage et de coeur.

    Alors quand ils auront pour nous vaincu le terrible virus il faudra remettre les pendules à l'heure pas celle de l'été mais de l'équité.

    Merci Poète

      • Vendredi 27 Mars à 16:30

        Merci à toi Jacqueline, j'ai écrit un autre poème sur le thème que tu décris. Ce n'est pas le coronavirus le nuisible, c'est l'homme. 

    3
    Dimanche 29 Mars à 15:49

      bonjour phillippe

    Merci beaucoup pour ces mots hurlants de vérité..Une vérité qui fait mal. que, parfois, il faut choisir qui doit vivre.
    Tout est encore plus terrible lorsque nous n'avons même plus la possibilité d'accompagner nos souffrants et nos morts.
    Triste printemps. sincère amitié mon ami phillippe,,,,  monette

     

      • Dimanche 29 Mars à 16:34

        Merci beaucoup Simone... Prends soin de toi.

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