• Midi sur Groix...

    Toile réalisée à partir d'une de mes photos et que m'a ensuite offerte Yves

    Poème mis en musique et chanté par Yves Borredon juillet 2014

     Merci à lui...

    De sa claire écriture

    Le chemin sur la lande

    Rédige sans rature

    Un début de légende

     

    Refrain :   Cette île est une toile

    Qui s’expose à nos yeux

    Et sur l’eau mille étoiles

    Un tableau merveilleux

     

    Le soleil attentif

    Écarte les nuages

    Empruntés et craintifs

    Qui ombrent le rivage

     

    Refrain

     

    Midi vient de sonner

    Les mouettes me l’ont dit

    Et voici détrôné

    Le matin engourdi

     

    Refrain

     

    Abreuvée de printemps

    Même la mer sourit

    De son bleu éclatant

    Au pied de Groix fleurie…

     

                      Ph Dagorne ©


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  • Balade printanière...

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    Premiers souffles de printemps,

    Haleine délicate,

    D’une île en renaissance…

     

    Huuumm ! Fragrances secrètes d’un tout petit chemin que salent les embruns.

    Sente tordue, intimidée et qui pourtant, complice,  me désigne la plage.

     

    Un sable tiède à peine déchiré par un ruisseau gourmand,

    Cascatelle insouciante où se baigne un oiseau.

    Une laisse oubliée comme frise savante,

    Et puis, encore le sable

    Teinté de fin grenat,

    Éclaboussé de mica.

     

    La brise les emporte

    Et résonne un instant

    Du cri de quelques mouettes.

     

    Et, puissant, le ressac,

    La mer, toute joyeuse

    Qui se jette à mes pieds,

    Abandonne ses coiffes

    Aux dentelles goémonières.

     

    Débonnaires et discrets les nuages passent,

    S’en moquent-ils ?

     

    Comment capturer cette féérie et cette vie, partout ?

    Ma boîte à images a bien triste figure.

    Des rouges, des ors, des verts, des mauves, des turquoises, que sais-je encore ?

    Palette aux nuances sans limites,

    Mais surtout :

    De l’azur pour finement teinter cette marine rare.

     

    L’horizon semble se dissimuler.

    Il masque peut-être des voiles en partance.

    L’océan et le ciel lors, ne font plus qu’un…

    Lointaine brume venue me voler la perspective ?

     

    Non c’est juste l’infini…

     

     ©

     


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  • Comme une goutte...

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    Elle toque au carreau,

    Petite goutte de pluie, indécise se pose

    Hésite un court instant et se laisse glisser

    Tout doucement, très tendrement,

    Elle serpente et puis s'arrête 

    Elle s'abreuve d'une autre goutte,

    Une âme sœur, 

    Ne sont plus qu'une.

     

    Sous la caresse d'un chaud rayon

    Les voilà-donc qui caracolent,

    S'offrent au plaisir d'une balade. 

     

    Mais cette fois, le vent les porte

    Et bien trop vite elles dévalent.

     

    Se croire perle, quelle insouciance !

    Quand sous la bise

    L'on n’est que pluie.

     

    Ainsi s'écoule une existence,

    D'abord lenteur, comme une errance.

    Et tout à coup, presque une fuite.

     

    Lors, sur la vitre, coule une larme,

    Triste et fugace

    Comme la vie.

     

    Reste le verre nu et glacé 

    Ma goutte vive

    S'en est allée,

    Je ne sais où...

     

     ©


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  • Printemps...

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    Je regarde les arbres 

    Leurs branches qui tricotent

    Je ne sais quel ouvrage 

    Le vent me le dira,

     

    La pluie peut-être aussi.

     

    Ce que je sais ma foi! 

    C'est que dans quelques jours,

    Réveillée, la forêt 

    Se parera c'est sûr, 

    De ses plus beaux atours,

    Subtilement tissés 

    En camaïeu de vert.

     

    Dites-moi mon ami?

    Le vert ne serait pas

    Couleur de l'espérance ? 

     

    ©


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  • De regrets en remords...

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    Ô nuages,

    Vieux chagrins,

    Qui vous parez sans goût 

    De fins voiles de pluie.

     

    De regrets en remords, 

    Froides larmes s'enfuient

    Pour peut-être abreuver 

    Ces tristes pâturages 

    Où paissent sans envie

    Nos âmes égarées.

     

    La nuit s'est invitée,

    La lune s'y dessine.

    Clair-obscur insolent

    Sur un sable glacé

    Que des vagues distraites

    Baisent pour disparaître.

     

    Le vent cet impudent

    Invisible falot 

    S'époumone sans but. 

    Un vieux chêne surpris,

    Que l'on prétendait sage,

    Soudain s'est laissé choir.

     

    Ô ténèbres,

    Nébuleuses, 

    Défuntes d'avenir,

    En vous, je désespère... 

      ©


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