• Voici venu l'automne...

     

    Au milieu de la nuit

    L’été s’en est allé

    Simplement sans écueil

    Voici venu l’automne…

     

    Une bien triste pluie

    Qui vient couvrir l’allée

    De bogues et de feuilles

    Voici venu l’automne…

     

    De tièdes brises fuient

    Sous un ciel entoilé

    Les arbres qui s’effeuillent

    Voici venu l’automne…

     

    Un crachin qui s’ennuie

    Sur du sable étalé

    La plage telle seuil

    Voici venu l’automne…

     

    Des pommes comme fruits

    Sur les prés étoilés

    Plus haut des écureuils

    Voici venu l’automne…

     

    Et puis déjà la suie

    Qui pare les foyers

    De ses habits de deuil

    Voici venu l’automne…

     

    S’approchent alors les nuits

    Qui ombrent ces journées

    Que le solstice accueille

    Voici venu l’automne…

    ©

     

     


    4 commentaires
  • Un requiem obscur...

     

    Étrangère au courroux

    L’ambiance est aux ténèbres

    Quand la forêt s’ébroue

    Triste et presque funèbre

     

    C’est l’angoissant ballet

    Des ombres enlacées

    Leurs fugaces reflets

    Comme rêves effacés

     

    La nuit est taciturne

    Sertie tout simplement

    Des ponctuations nocturnes

    De soudains craquements

     

    Métronome dément

    D’un requiem obscur

    Qu’un long hululement

    Ne saurait là conclure…

     

     

    ©


    2 commentaires
  • Groix... Une haleine d'automne...

     

    Un soleil tamisé

    Juste pour le décor

    Une haleine d’automne

    Tout au bout de son souffle

     

    Un sous-bois qui s’ennuie

    Et puis qui champignonne

    Pour mieux brosser les pompes

    Du général hiver

     

    Un ciel tout en désordre

    Qui ne sait même plus

    Ranger ses cumulus

    Occupés à pisser

     

    La brise fait ses muscles

    Se voit déjà tempête

    Voyant tourbillonner

    Des feuilles sans défense

     

    L’océan se chahute

    Pour aussi jouer les durs

    Vomissant sur la plage

    De algues déjà mortes

     

    D’ailleurs les jours pressés

    Ne s’y sont pas trompés

    Écourtant leurs visites

    Ils croient snober la nuit…

    ©


    1 commentaire
  • Locmaria... Assis sur le muret...

     

    Assis sur le muret

    Dont je voyais je crois

    L’empreinte sur le sable

    Ou l’ombre projetée

    Par une lune muette…

     

    Assis sur le muret

    J’ai regardé là-bas

    Ce doigt de roche et d’herbes

    Pointé loin du rivage

    Pour mieux calmer la mer

     

    Assis sur le muret

    J’ai voulu me convaincre

    Que le soleil en fuite

    Ne puisse raviver

    Son coucher incendiaire

     

    Assis sur le muret

    J’ai compté tout au large

    Sur le trait d’horizon

    De bien discrets nuages

    En longue caravane

     

    Assis sur le muret

    J’ai supplié la nuit

    De venir me bercer

    Elle était tiède et douce

    Mais passa son chemin

     

    Assis sur le muret

    J’ai espéré enfin

    Que minuit me salue

    Et que j’oublie alors

    Cette journée funeste…

     ©

     


    votre commentaire
  • Le chemin aux vieux chênes...

     

    Le chemin aux vieux chênes

    Qui ne sait pas tousser

    S’embrise au crépuscule

    Barbouillé de poussière

     

    Ses voûtes végétales

    Semblent friser le ciel

    Y déposent un baiser

    Pour quelques gouttes d’eau

     

    La rivière s’en fout

    Qui gardera ses larmes

    Pour espérer séduire

    L’indolent océan

     

    Je me dis que pourtant

    Octobre est en chemin

    Mais l’été cabotin

    S’est enfui sans bagages…

    ©


    3 commentaires