• Groix... C'est un parfum de crèche...

     

    C’est un parfum de crèche

    En ce matin d’automne

    Ses fragrances un peu fraîches

    Que des pluies aiguillonnent

     

    De paisibles vallons

    Semblent là s’assoupir

    Confiant à Apollon

    D’estivaux souvenirs

     

    L’herbe sous la rosée

    Frémit en sanglotant

    Puis, se fige apaisée

    L’espace d’un instant

     

    L’île paraît sortir

    D’ablutions matinales

    Et peut alors s’offrir

    Au soleil en fanal

     

    La mer dans son manteau

    De brumes opalines

    Qui sait, pourra tantôt

    Flamboyer cristalline…

     

     

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  • Le vent m'a apporté...

     

    Le vent m’a apporté

    La mémoire de tes yeux

    A tracé dans le ciel

    Ton délicat sourire…

     

    Ce visage si doux

    Sur l’onde me regarde

    Comme un frémissement

    Une autre renaissance

     

    Il se peut que ce soir

    La mer un peu frileuse

    Te couvre d’une cape

    Aux couleurs du soleil

     

    Je crois même vois-tu

    Que la nuit qui te prit

    Te confiera sublime

    Aux rives de mon âme

     

    Un brin de foin aux lèvres

    C’est là que je t’attends

    Reflet de ton regard

    L’eau s’est faite émeraude

     

    Lors tu seras ma reine

    Gardienne de la vie

    Qu’un mardi tu m’offris

    Voici soixante années…

     

    J’ai eu 60 ans le 7 septembre dernier… Merci à toi maman.

     

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  • Groix... Un ciel mou et ridé...

     

    La nuit pas décidée
    Face au soleil médiocre
    Ce ciel mou et ridé
    Qui se barbouille d'ocre

    L'océan s'est fâché
    Un fort suroît l'insulte
    Et ce couchant gâchée
    Augure du tumulte

    Les bateaux plient l'échine
    Aspirés par le port
    Gémissent leurs machines
    Dans cet ultime effort

    Mais l'île bien ancrée
    Impavide et boudeuse
    S'étale bigarrée
    Résolument taiseuse...

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  • C'est au son de ma voix...

     

    L’ampoule vacillante

    Ajoutait à l’ambiance

    Sa flamme tremblotante

    Signant l’obsolescence

     

    Jaunie était la feuille

    Qui lui faisait paillasse

    Un bureau, un fauteuil,

    Leurs reflets dans la glace

     

    Et je devinai là

    La fine encre bleutée

    D’un poème bien las

    Dans ses vers corsetés

     

    Quatrains désenchantés

    Oubliés sur la page

    Ses signes éventés

    Paraissant d’un autre âge

     

    Tel son prince charmant

    Voyant qu’il sommeillait

    Je saisis tendrement

    Le fragile billet

     

    C’est au son de ma voix

    Qu’alors il s’éveilla

    Un rappel immédiat

    Vit naître mon émoi

     

    La courte poésie

    Qui s’offrait à cette heure

    Brisa mon amnésie

    Car j’en étais l’auteur…

     

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  • Groix... La mer s'est retirée..

    En ces heures un peu fourbes

    Le sable se dénude

    Dans la grise moiteur

    D’une aube qui s’essouffle

     

    Il hisse dans le ciel

    Du silence invité

    Le voile endimanché

    D’une brume timide

     

    Les voiliers sur le ventre

    S’abandonnent lascifs

    À l’haleine salée

    De leurs troublants fantasmes

     

    La mer s’est retirée

    L’horizon s’est enfui

    Cette marine offerte

    Ne parle plus qu’au rêve…

     

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