• Tu arrives sans bruit...

     

    Tu arrives sans bruit

    Je t’ai bien vu tu sais

    Les arbres tu essuies

    Doucement presque muet

     

    Oui je te le confesse

    La campagne semble coite

    Mais la lumière baisse

    L’ambiance est soudain moite

     

    Comme tu m’insupportes

    Avec tes airs tranquilles

    Tu es là à ma porte

    Et me voilà fébrile

     

    Le ciel s’est assombri

    Lourd de tant de nuages

    Alors tu as compris

    Je n’aime pas  l’orage…

     

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  • L'église est seule et nue...

     

    L’église est seule et nue

    Sous son manteau de pierres

    Et sa grille ténue

    Clôt un vieux cimetière

     

    Se projettent entêtés

    De vifs reflets d’émail

    Mosaïques éclatées

    Au pied du grand vitrail

     

    Fragile et guillerette

    C’est l’onde d’une cloche

    Qui oscille distraite

    Mais qu’aucun vent n’accroche

     

    Tintement éphémère

    C’est le cœur du village

    Qui bat face à la mer

    Qu’ombrent de gris nuages…

     

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  • Groix... Ô soirées de septembre...

     

    Ô soirées de septembre, ne vous enfuyez pas…

     

    À l’heure où la lune embrassera le ciel,

    je viendrai vous rejoindre.

     

    Je voudrais juste dire au silence,

    combien sa modestie l’honore.

     

    Il se peut cependant,

    que le lent bégaiement du ressac

    lui tienne déjà compagnie…

     

    Lors j’irai caresser, de mon âme étonnée,

    le sommeil parfumé d’une plage discrète.

     

    Je sais que les rochers, comme fauves couchés,

    veilleront, attentifs, au repos de la nuit…

     

    Ce sublime équilibre laissera au matin,

    dans sa noble langueur, le soin de déposer

    longtemps et sans compter ses perles de rosée.

     

    Ô soirées de septembre, pourquoi vous chagriner,

    qu’à cette heure, l’été vous ait là délaissées ?

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  • Groix... C'est un parfum de crèche...

     

    C’est un parfum de crèche

    En ce matin d’automne

    Ses fragrances un peu fraîches

    Que des pluies aiguillonnent

     

    De paisibles vallons

    Semblent là s’assoupir

    Confiant à Apollon

    D’estivaux souvenirs

     

    L’herbe sous la rosée

    Frémit en sanglotant

    Puis, se fige apaisée

    L’espace d’un instant

     

    L’île paraît sortir

    D’ablutions matinales

    Et peut alors s’offrir

    Au soleil en fanal

     

    La mer dans son manteau

    De brumes opalines

    Qui sait, pourra tantôt

    Flamboyer cristalline…

     

     

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  • Le vent m'a apporté...

     

    Le vent m’a apporté

    La mémoire de tes yeux

    A tracé dans le ciel

    Ton délicat sourire…

     

    Ce visage si doux

    Sur l’onde me regarde

    Comme un frémissement

    Une autre renaissance

     

    Il se peut que ce soir

    La mer un peu frileuse

    Te couvre d’une cape

    Aux couleurs du soleil

     

    Je crois même vois-tu

    Que la nuit qui te prit

    Te confiera sublime

    Aux rives de mon âme

     

    Un brin de foin aux lèvres

    C’est là que je t’attends

    Reflet de ton regard

    L’eau s’est faite émeraude

     

    Lors tu seras ma reine

    Gardienne de la vie

    Qu’un mardi tu m’offris

    Voici soixante années…

     

    J’ai eu 60 ans le 7 septembre dernier… Merci à toi maman.

     

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