• Groix... Un ciel mou et ridé...

     

    La nuit pas décidée
    Face au soleil médiocre
    Ce ciel mou et ridé
    Qui se barbouille d'ocre

    L'océan s'est fâché
    Un fort suroît l'insulte
    Et ce couchant gâchée
    Augure du tumulte

    Les bateaux plient l'échine
    Aspirés par le port
    Gémissent leurs machines
    Dans cet ultime effort

    Mais l'île bien ancrée
    Impavide et boudeuse
    S'étale bigarrée
    Résolument taiseuse...

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  • C'est au son de ma voix...

     

    L’ampoule vacillante

    Ajoutait à l’ambiance

    Sa flamme tremblotante

    Signant l’obsolescence

     

    Jaunie était la feuille

    Qui lui faisait paillasse

    Un bureau, un fauteuil,

    Leurs reflets dans la glace

     

    Et je devinai là

    La fine encre bleutée

    D’un poème bien las

    Dans ses vers corsetés

     

    Quatrains désenchantés

    Oubliés sur la page

    Ses signes éventés

    Paraissant d’un autre âge

     

    Tel son prince charmant

    Voyant qu’il sommeillait

    Je saisis tendrement

    Le fragile billet

     

    C’est au son de ma voix

    Qu’alors il s’éveilla

    Un rappel immédiat

    Vit naître mon émoi

     

    La courte poésie

    Qui s’offrait à cette heure

    Brisa mon amnésie

    Car j’en étais l’auteur…

     

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  • Groix... La mer s'est retirée..

    En ces heures un peu fourbes

    Le sable se dénude

    Dans la grise moiteur

    D’une aube qui s’essouffle

     

    Il hisse dans le ciel

    Du silence invité

    Le voile endimanché

    D’une brume timide

     

    Les voiliers sur le ventre

    S’abandonnent lascifs

    À l’haleine salée

    De leurs troublants fantasmes

     

    La mer s’est retirée

    L’horizon s’est enfui

    Cette marine offerte

    Ne parle plus qu’au rêve…

     

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  • La lune est bien frileuse...

     

    La lune est bien frileuse

    En ces soirs de septembre

    Timide et nébuleuse

    Dans son écharpe d’ambre

     

    Les nuits ont oublié

    La dame de passage

    Qui glisse maquillée

    Dans ses voiles trop sages

     

    L’océan, lui, rechigne

    À offrir ses reflets

    Susceptible et indigne

    Dans son noroît fluet

     

    Qui pourrait s’étonner

    Que la belle en pâtisse

    Et puisse abandonner

    Un ciel sans artifice…

     

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  • Comme une sérénade...

     

    Arrondir quelques lettres

    Pour un bien doux message

    Que tu liras peut-être

    Si je reste bien sage

     

    Un poème tout tendre

    Sucré comme liqueur

    Pour qui sait ? Te surprendre

    Et t’étourdir mon cœur

     

    Comme une sérénade

    Chantée au clair de lune

    De ces belles ballades

    Pour espérer fortune

     

    J’en oublie tous mes maux

    Renaît là ma jeunesse

    Juste pour quelques mots

    Goûter à tes caresses…

     

     

     

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