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    Le glas de mornes plages

    Décompte les chagrins

    Que quelques pieux nuages

    Éructent par gros grains

     

    Les lumières écornées

    Pissent sur ce tableau

    Leurs couleurs surannées

    Et leurs voiles falots

     

    Même les simples barques

    Semblent tourner le dos

    Au rubicond monarque

    Qui sombre dans les flots

     

    Et tout me semble flou

    Du chant des cascatelles

    Aux fragiles dentelles

    D’un sable qui s’en fout…

     

     

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    L’été sans caractère

    S’abrutit de silence

    Et la petite terre

    De moites somnolences

     

    D’insipides journées

    Qui habillent le temps

    Les nuances fanées

    D’un soleil trop distant

     

    Même la mer est molle

    Sans entrain, sans envie

    Une étrange pétole

    Fixée sur un lavis

     

    Les chemins sont béants

    Les landes minaudières

    Courent à l’océan

    Leurs tapis de bruyères

     

    Les vallons sont inertes

    Et les ruisseaux s’égarent

    Les « Saisies » découvertes

    S’enfuient dans le brouillard…

     

    " Les Saisies" : Nom de la pointe rocheuse que vous pouvez apercevoir à gauche de la           photo et qui se perd dans la brume.

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  • Groix... Les fées y sont chez elles...

    Remerciements à Yves Borredon pour la musique et Gilles Buxo pour les arrangements.

     

    Elle est une caresse

    Ou peut-être un baiser

    Un élan de tendresse

    Fidèle et apaisé

     

    La plus douce des brises

    Au souffle parfumé

    Aussi tiède qu’exquise

    Sur Groix la bien nommée

     

    Les fées y sont chez elles

    Une terre tranquille

    Aussi sage que belle

    Merveilleuse et fragile

     

    Et si le paradis

    Ressemblait à cela

    Alors je vous le dis

    Je crois en l’au-delà…

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    Le soleil en offrande

    Barbouille le grand phare

    Dressé dessus la lande

    Audacieux et sans fard

     

    Il glisse lentement

    Vers une mer étale

    Laissant le firmament

    À ses milliers d’étoiles

     

    Le veilleur immuable

    Rôde là son fanal

    Faisceau imperturbable

    D’une nuit atonale

     

    Et la brise impatiente

    Enlace sa silhouette

    Quand rapides et fuyantes

    S’y pressent quelques mouettes

     

    Lors, même l’océan

    Lui déroule ses ors

    Un tapis de géant

    Sous l’île qui s’endort…

     

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    L’horizon n’est que braises

    Et les vagues coiffées

    D’un couchant couleur fraise

    S’entremêlent assoiffées

     

    Leur haleine un peu aigre

    Fait du gringue aux oiseaux

    Ces goélands allègres

    Tous aux culs des bateaux

     

    Le jour devient regret

    Et se désintéresse

    De ce soir un peu frais

    Qu’à la lune il délaisse

     

    J’entends le carillon

    Des gréements agacés

    Pleurant ce vermillon

    Par la nuit effacé

     

    Sur le port, les troquets

    De leurs pâles falots

    Maquillent le vieux quai

    Qui n’est plus que halo

     

    Mais Groix déjà sommeille

    Et le thon girouette*

    Sait déjà le soleil

    Parti aux oubliettes…

     

    * Le clocher de l'église du bourg de Groix n'a pas de coq en guise girouette mais un thon. Groix fut avant guerre le premier port français de pêche au thon.

     

     


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