• Mais, je m'y attendais...

    Si le lecteur bleu apparaît ci-dessus, vous pourrez écouter le texte en audio

     

    La nuit, anorexique,

    Tic tac, tic tac, tic tac,

    J’entends le temps qui marche.

    Sur l'allée transpercée 

    Des attentes oubliées.

     

    Virevoltent des rêves 

    Asséchés et perdus,

    Ils ne sont plus pour moi.

    Mes douleurs me regardent.

    Pourquoi fait-il si froid?

     

    Le pardon des chagrins ?

    Là, point de Notre Dame,

    Sa bannière étranglée 

    Flotte au vent incertain

    D’un matin improbable.

     

    Ma vielle amie, la lune,

    Exsangue, attend en vain.

    Déjà, je la devine,

    De ma couche froissée,

    Qui s'en va, rancunière.

     

    Ô nuit ! Mon insomnuit,

    Tic tac, tic… Et plus rien…

    Le temps s'en est allé, 

    Mon temps s'est arrêté,

    Mais, je m’y attendais... 

     

     

    ©                         

     


    3 commentaires
  • Un an déjà...

    Si le lecteur bleu apparaît ci-dessus, vous pourrez écouter le texte en audio

     

    Papa...

    Il y a un an, jour pour jour, tu es parti rejoindre maman...

    ----------------------------

     

    Je vois la pluie courir

    Sur la dalle glacée

    Puis, ses larmes mourir,

    Par le vent, effacées.

     

    Sous le ciel opalin,

    Je reste là, debout,

    Foulant un kaolin

    Qui se revêt de boue.

     

    Le jour est sans chaleur,

    Des fleurs déjà fanées

    M’offrent dans leur pâleur

    Leur charme suranné.

     

    Soudain, le vent hardi,

    Sermonne de vieux arbres

    Dont les têtes engourdies

    Se mirent sur le marbre

     

    Plus loin, la ville gronde,

    Indifférente et ivre,

    Étale sa faconde

    En un vain savoir-vivre.

     

    Écharpe en lavallière,

    Je chuchote discret

    Non ! Pas une  prière,

    Seulement des regrets…

     

     

    ©        


    4 commentaires
  • Groix... Vois-tu toutes ces fleurs ?...

    Si le lecteur bleu apparaît ci-dessus, vous pourrez écouter le texte en audio

     

    Vois-tu toutes ces fleurs ?

    Délicates et fragiles,

    Dans l'extrême pâleur

    D'une aube juvénile.

     

    Leurs pétales si fins

    Frissonnent au vent d'est,

    Confettis opalins

    Diaprant l'éther céleste.

     

    D’autres, plus colorées,

    Ourlent les longs sentiers

    Qui, ainsi décorés,

    S’égayent volontiers.

     

    Ces chemins désertés

    Courent du cœur de l'île

    Vers l'océan ouaté,

    Où tout est si tranquille.

     

    Et, partout les parfums

    S’immiscent  et embaument.

    Des fragrances sans fin,

    Nous livrent leurs arômes.

     

    Par ces senteurs baignée,

    Au loin, la mer s'anime,

    À peine réveillée

    Par une brise infime.

     

    Lors, respecte ces fleurs,

    Pleines d'humilité,

    Dans ce jour, sans chaleur,

    Apprécie leur beauté ...

     

    ©                         


    4 commentaires
  • Groix... Retour de pêche...

    Si le lecteur bleu apparaît ci-dessus, vous pourrez écouter le texte en audio

     

    Sur le ciel, quatre voiles,

    Quatre jolis pétales,

    Faits de vent et de toile

    Sur une mer étale.

     

    Se dandine indolent,

    Sous l'azur cotonneux, 

    Le thonier nonchalant 

    Filant là, quelques nœuds. 

     

    L'océan lui murmure 

    De sa houle tranquille, 

    Un secret, un augure, 

    Que lui a soufflé l'île. 

     

    Suivent des oiseaux blancs

    Attirés par sa pêche,

    Nuée de goélands 

    Aux cris durs et revêches.

     

    Tout là-haut, le soleil,

    En bel artificier,

    Inonde sans pareil,

    De feux, l’onde brouillée.

     

    Fortune révélée,

    Ce soir, le fier voilier,

    Toutes voiles affalées

    Aura le port rallié…

     

     ©       


    4 commentaires
  • Groix... Le souffle du printemps...

    Si le lecteur bleu apparaît ci-dessus, vous pourrez écouter le texte en audio.

     

     Le souffle du printemps 

    Exhale ses parfums.

    Attendu trop longtemps,

    Il nous réchauffe  enfin.

     

    Fascinant sortilège,

    Que son ballet fantasque,

    Quand flottent comme neige

    Pétales en bourrasques.

     

    Des chants acidulés

    Montent tels des murmures,

    Le ciel immaculé,

    Radieux, se peint d'azur.

     

    Les couleurs colombines 

    D'un vallon qui s'éveille,

    Tutoient et illuminent

    La mer sous le soleil.

     

    Lors, la brise indiscrète,

    D'humeur primesautière, 

    Maladroite et distraite,

    Virevolte, légère.

     

    Elle se joue taquine 

    Des voiles hauturières 

    D'une vieille bisquine 

    Croisant, au large, altière...

     

    Marine floraison,

    Elle descend du nord,

    Glisse sur l'horizon,

    Mes rêves sont à bord...

     

    ©        


    4 commentaires