• En hommage à tous les soignants.

    Merci à vous toutes et à vous tous !

    Réa...

    Crédit photo surimpression : Rue89

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    Le silence et la nuit

    Se sont vêtus d'angoisse,

    Fourmilière obstinée 

    S'y dévouent les soignants.

     

    Vous n'apercevrez pas

    Leurs ombres laborieuses

    Car, pour les soulager,

    Nous voilà confinés.

     

    Ravalant leur colère 

    Ils s'enivrent de tâches.

    Ceux-là, oui je le jure

    Nous sont indispensables.

     

    J'entends le Président 

    Leur jouer du violon,

    Qui donc pourrait le croire?

    Il s'est déshonoré. 

     

    Mais l'hôpital ronronne

    Tel un monstre tranquille,

    Dans son ventre blanchi

    Des vies s'accrochent encore.

     

    Les machines radotent,

    Affichent sans remords 

    Les constantes affolées

    De patients endormis. 

     

    Certains sont sur le quai

    En totale inconscience, 

    Pour ce fatal voyage 

    D'où l'on ne revient pas. 

     

    D'autres plus vigoureux

    Pourront se réveiller 

    Sauront-ils nous convaincre

    De revivre autrement?...

     

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  • Sidération...

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    Les rues semblaient désertes,

    Les métropoles exsangues.

    Dans l’étrange lucarne,

    Les experts bégayaient

    Et les masques manquaient…

     

    S’abattit en un soir

    Un étrange silence

    Tel un voile d'angoisse...

     

    Mais dès le lendemain,

    Tout là-haut, dans le ciel

    Se montra le soleil,

    Toujours un peu curieux…

     

    Il inondait songeur

    Des étendues de plages

    Soudain devenues vierges.

    Il caressait la lande

    Où quelques vifs lapins

    Incrédules couraient…

     

    Il avait écarté

    Après un long hiver :

    Quantité de nuages,

    Multitude de brumes…

     

    Juste pour observer

    Le monde sidéré,

    Hier encore arrogant…

     

    Le voilà, désormais,

    Se calfeutrant, peureux,

    Pour échapper qui sait ?

    Au  coronavirus...

     

    La nature innocente

    Se vêtit de printemps

    La saison des amours

    Mélodie volatile…

     

    L’infiniment petit

    Lui, menaçait de mort

    Des humains dont certains

    Se prenaient de remords…

     

    Fourbe ennemi sans doute,

    Enfant de nos errances

    Venu immatériel

    Sonner sur notre terre

    La fin de la récré...

     

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  • Poème pour Annie... Groix... Soir de printemps.

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    De très fins cheveux blancs traversent le ciel bleu

    Jusqu’au Ponant radieux dévoilant tous ses ors,

    Spectacle féérique offrant son camaïeu

    De couleurs somptueuses à l’île qui s’endort.

     

    Assis seul sur la crête, d’arméries essaimées,

    Témoin émerveillé de précieux paysages

    Qui, à cette heure du jour semblent se parfumer,

    J’attends là, simplement, un nocturne présage.

     

    Cette nuit sera douce, bercée par la marée

    Et l’horizon déjà paraît s’y préparer,

    Il étend tout au loin ses plus tendres nuages.

     

    Ils prennent tour à tour des reflets mordorés

    Puis, ne seront que brumes à l’haleine sucrée

    Elles en revêtiront, de très lointains rivages…

     

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    Annie est partie je l'espère au paradis des poètes et de la musique. Ce poème que je lui ai offert courant janvier est le dernier que je lui ai lu... Elle souhaitait l'encadrer une fois rentrée à la maison. Il lui est à jamais dédié.

     


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  • Hommage à la S.N.S.M.

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    Vous vous croyez téméraires,

    Audacieux, intrépides,

    Chevaliers néophytes du nautisme moderne ?

    Vous cédez, capricieux,

    À la mode montante qui veut que désormais,

    Le rang d’un parvenu,

    Se juge sur les flots,

    Aux chevaux d’un moteur

    Ou la taille d’une coque.

     

    Connaissez-vous  les sauveteurs en mer ?

     

    Ce sont ces hommes, ces femmes,

    Authentiques marins,

    Capitaines courageux,

    Risquant  leur existence,

    Pour de fates bravades.

    Valeureux anges gardiens,

    Ne vivent que de dons

    Quand vous,

    Pensez à vos fanfaronnades.

     

    Mais ils sont aussi,

    Pour le vaillant pêcheur,

    L’insulaire affaibli,

    La belle main tendue,

    Leur précieux fil de vie.

     

    L’océan pour combat,

    Déchaîné, apaisé,

    Ils répondent toujours.

     

    Vous la verrez parfois

    Dans les Courreaux hargneux,

    Peinte d’orange et bleu,

    Héroïque vedette,

    Disparaître soudain…

     

    Juste une vile lame

    Qui la cache un instant…

     

    Honneur ! À ces héros modestes

    Qui offrent parfois leur vie

    Pour que tout simplement,

    Nous préservions la nôtre…

     

    ©


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  • Il vient nous avertir...

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    La crête qui déferle

    Et dessous, sombre et vert,

    Le ventre de la vague

    Qui se tend et qui crève.

     

    Du sable l’escalade

    En diffuse poussière

    Grains d’étoiles ahuris

    D'une autre galaxie.

     

    La rive s’abandonne,

    Offre sa dune glabre

    Qui peu à peu se couche

    Sous l’assaut de la garce.

     

    Étendue vierge et blonde,

    Sans répit effacée,

    Pour que la mer y tisse

    Une laisse héritée.  

     

    Une missive absconse

    Pavoisée d’algues mortes

    Subtilement nous conte

    De terribles fortunes.

     

    Intersigne improbable

    Aux moiteurs de l’écume,

    Angoissé, je te vois

    Toujours ourler la plage.

     

    Traînent des bois flottés

    Qui parfois s’emmaillotent

    D’un lambeau de filet

    Aux funestes desseins.

     

    S’y accroche souvent,

    Un oiseau mazouté,

    Écorché, desséché,

    Il vient nous avertir…

     

     ©


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