Par Philippe Dagorne
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Le temps baisse les yeux
Et la flamme vacille
Dévorant une cire
Pourtant déjà en larmes.
L’encrier se tarit,
La plume se dessèche
Et la triste clarté
De la feuille frémit.
Lors, l’ombre se rapproche,
Son futur est silence,
Il s’enneige de cendre
Dans un froid crépuscule.
La nuit sera son hôte
Cependant, il me semble,
Qu’une braise sans voix
Continue de veiller.
Est-ce là faux espoir ?
De ceux que les crédules
Enrubannent de rites
Pour éloigner la mort…
©Ph Dagorne
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