Le temps baisse les yeux Et la flamme vacille Dévorant une cire Pourtant déjà en larmes. L’encrier se tarit, La plume se dessèche Et la triste clarté De la feuille frémit. Lors, l’ombre se rapproche, Son futur est silence, Il s’enneige de cendre Dans...
Lire la suiteAujourd’hui, il nous faut, Juste nous satisfaire D’admirer le soleil Sombrer à l’horizon, Une forme d’adieu Quand disparaît ta voile Vers un port que nos yeux Ne savent deviner. Au-delà de la mort, Il est parfois des êtres Qui hantent en silence L’ombre...
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La nuit, enveloppante, Pareille à une paume, S’entrouvre silencieuse Au champ des impossibles. Une à une et discrètes Ses étoiles offertes Se délient et scintillent En graines de lumière. Immobiles elles veillent Et semblent distiller Ces câlines lueurs...
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Triste treize juillet, Vingt-trois ans sont passés. Le ciel brûlait déjà. Et même les oiseaux Semblaient le déserter. Le temps d’un simple souffle, Le plus discrètement, Tu t’effaças au soir À l’envol d’une brise, Sans bruit et sans adieux. Pareille à...
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Nostalgique, j’écoute Les échos du vieil orgue Savamment distillés Sous la voûte de pierre. Voûte et envoûtement, Quand ses puissants arpèges Me racontent un concert Auquel nous assistâmes. Au cœur du vert bocage Et d’un été rieur, Quel magnifique écrin,...
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Morose est ce matin, Et sales sont ses heures, Fade, sombre et sans ombre, Triste comme un vieux mur. Même des bruits triviaux, Un soleil triomphant Paraissent tout à coup Se grimer de silence. Au champ des souvenirs Immensément sadique, Tout se tait...
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© photo "Vigousse" Ô tu peux claironner Être faiseur de paix, Mériter un Nobel, Alors que dans tes mots Vulgairement crachés, L’on reconnaît sans peine, Le cliquetis des armes. Dans ce théâtre d’ombres Aux rideaux de fumée, Si le monde condamne, Les égos...
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Tiens-tu toujours la barre ? Vers quel cap cette fois ? Et dans quel équipage ? Assurément, bien-sûr, Ce n’est plus sur Pen Duick. La mer, ton univers, Paraissait, il me semble, Te parler sans détour Et toi, en fier marin, Lui répondais sans mots. Il...
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Ô fragrances mêlées Au souffle du jardin. Assoiffé, le lavoir Mendie la gueule ouverte. Plus loin, la véranda, Vide de tout flonflon, Réchauffe ses vieux os. Quelques guêpes surveillent Des corbeilles de prunes. Turgides et poussiéreux Les fruits fiers...
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Un pas dans ma mémoire Et le temps me murmure De vieux échos d’été. Leurs jours brûlants reviennent Silencieux mais superbes, Je tiens leurs ombres douces, Lueurs de mon enfance. Je marche à reculons Et retrouve ces jours Peints aux grandes vacances....
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