J’ai froid de solitude Tes souvenirs me soûlent Inertes je les fuis Désormais ils m’encombrent Non ils ne sont pas toi Ne sont que des images Déformées fantasmées Je t’offre avec bonheur Mon seul imaginaire Viens donc t’en revêtir Viens donc y habiter...
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Caracolent ses nuits Sous les lampions stoïques Qu’un vent d’été distrait Brosse de son haleine Et son souffle s’abreuve Aux festives fragrances De houblon et de malt De grillades et de crêpes Les allées débobinent Leurs files de fêtards Noctambules éblouis...
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Dentelière la mer Aidée de mille mouettes Tissent l’imaginaire Leurs pensées isocèles Sont esquisses de rêves De ceux qui s’épanouissent Aux lisières d’un souffle Une brise habitée D’invisibles parfums Ces songes sans substance Viennent ôter les draps...
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Une petite cage Où chantait un oiseau, Au lointain de l’enfance, Au temps de l’insouciance. Caracolait cet air : Tip tap ! Tip tap ! Tip tap ! Sur les allées ombrées Du jardin de grand-père. Des fragrances mêlées Explosaient au soleil De journées barbouillées...
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Il y a ceux qui jugent, Il y a ceux qui jasent, Et ceux qui vous évitent. Ceux qui ne savent pas, Ou bien qui croient savoir Mais, qui inventent tout. N’oublions pas non plus Les curieux, les voyeurs. Autant d’ombres tenaces Quand très modestement, Se...
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Tenter d’imaginer Mais sans la moindre foi, Que l’absent nous précède Et nous protège encore. Autant griffer le bois D’un cercueil introuvable, En glisser le couvercle, Froisser son capiton, Se remettre debout. N’être qu’un mort-vivant Giflé de pluies...
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Distrait, je vagabonde, Le ciel, ce grand cossard A ouvert sa fenêtre « Hé ! Bonjour le soleil ! Mais c’est donc à cette heure Que tu pointes ton nez ? Honte à toi mon ami, La nature est inquiète Et le blé n’est pas mûr. L’océan est frisquet Et le sable...
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Sur la sente des heures Qui serpente sans but, La lune se promène Et balade indolente Sa jaunasse lueur Sur les toits endormis. Elle est pleine, elle est ocre Et pourtant dites-moi ! Ce n’est pas le soleil Qui a pu tous ces jours La dorer à ce point ?...
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La course de mes nuits Une à une immuables Leur silence Leur mystère Leurs douleurs Leurs brouillards Leurs rêves indomptables Maladroits funambules Sur la corde d’un fouet Parfois imaginer Que l’on puisse entre-deux Se repaître vivant Du pieux chœur...
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Aux feux de la Saint Jean, Tu vins, beau papillon. Je m’en souviens ce soir, L’air était tiède et clair, Mare noire angoissante, Tous près, l’étang veillait. . La ville s’endormait C’était un vendredi. Mais étais-tu déjà Fasciné par les flammes Ballerines...
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