Les heures marchent lentes Dans leurs herbes mouillées, Une dernière pluie Abreuvée de mes larmes. Je traverse le jour Comme une barque vide. Qui pourrait bien m’attendre Aux rives de ses heures ? Un goéland curieux Dans un air immobile Tourne comme un...
Lire la suiteIl y a quatre ans, dans la nuit du dimanche 13 au lundi 14 mars 2022, aux alentours de minuit, Gwendal a fait le choix d’appareiller. Non pas pour un ultime voyage vers le néant, du moins je l’espère, mais, pour un ailleurs d’où l’on ne revient pas. Je...
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J’ai pavé ton absence De poèmes offerts En un lien ineffable. As-tu tenu ma plume ? Quatre années, tant de mois, De semaines et de jours Mais, rien ne saurait taire Mon incrédulité. Je reste cet instant Quand le souffle du deuil Me cueillit éperdu Au...
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Ces jours seront bien ternes Sans ton pas obstiné Même la cabane Saura retenir l’ombre De ton âme têtue. Ce pas, jadis solide, S’effilait dans la boue. Ta fatigue profonde, À petites gorgées, S’abreuvait de ton corps. Et puis, tôt ce matin, Tout au bout...
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Au-delà de ses flammes, Le calme écho du vent, Pour que bruisse son âme En un psaume fervent. Tyrannique silence, Pourrai-je un jour l’entendre ? Il n’est pire violence Que des relents de cendres. Ô temps ! Suspends ta course, Offre-moi son regard, Cette...
Lire la suiteRacines bétonnées, Ils sont là, au milieu À regarder passer Tout un flot de voitures Qui fort impoliment, Rogues les enveloppent De leurs pouacres remugles. Leur ombre mutilée Cruellement les prive De la douce fraîcheur Qu’espèrent les étés, Leur sève...
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Montage photo personnel + profil étoilé crédit ICNS Tu ne t’effaces pas, Par instant, te retires, Sans oublier alors De fermer à jamais Les portes inutiles. Celles qui me menaient Vers les sombres couloirs De secrètes impasses. Je ne veux à présent Que...
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Fragrances de vieux cuir, Ô mais bien plus encore ! Sur la brune enveloppe, Les doigts de mon grand-père Aujourd’hui s’y reposent. Tant de fois, caressée, En inerte mémoire, Sa peau a bu les jours, Presque soixante années Où le temps s’est tassé À l’abri,...
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Une ombre évanescente Se coule sans mémoire Aux courbes du vieux mur Qui ôte tout futur S’y dissolvent visages Et tant d’autres images Sous le dessous des heures Divaguent et se lézardent Mille fausses fissures Les âmes cacochymes Dans le doute s’inclinent...
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Le ciel baisse les yeux Le jour se désagrège, Dépossédés des ombres, Les murs boivent le temps. La pluie ne cesse plus, La pluie parle tout bas, Absconses confidences Sur nos toits fatigués. Gris et vain barbouillage, L’horizon, tout là-bas, A fini par...
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