Les longues ailes blanches De ton tendre sourire Se sont posées tantôt Sur l'arête d'un rêve. Le ciel me faisait fête Et j'aperçus dans l'ombre Courtisée des étoiles La lune presque nue. Sur l'estran déserté Elle esquissa d'un feu Les lettres enlacées...
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Là, des bisous tout doux, Légers comme des plumes, Tièdes comme la brise, Aux grèves de ton âme. Là, des comptines espiègles, Tendres comme caresses, Flûtées comme zéphyr, Au seuil de tes sourires. Là, des images gaies, Diaprées comme la mer, Vives comme...
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Éphémère et secret, Sur la plage, le vent, En artiste discret, Danse un ballet savant. Là, d'étranges volutes Esquissées par le sable Caracolent et chahutent En brouillard improbable. Dans un air presque doux. C'est en fine poussière Qu'il s'ébroue tout...
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Regard déjà perdu Lassé de se dissoudre En veilles inutiles Qui, aveugles, s'oublient. Traînent les pas discrets Que seul l'instinct entraîne Vers des jours disparus Aux rives du néant. Le temps est sans mesure Et l'aiguille s'y perd, Telle folle rivière...
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Comme le vent est las, Épuisé, empoissé, Lui, qui hier nous soûla, S’apprête à s’effacer. Il éparpille encore Une houle sans joie, Un ressac sans accord, Un océan sans loi. Il s’évertue aussi À froisser une flaque Que la nuit a grossie En quelques grains...
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La honte qui susurre, Étonnamment vulgaire, Dans un souffle m’assure Que j’ai perdu la guerre. La honte qui s’immisce, Insidieuse et infâme, Ultime maléfice Au tréfonds de mon âme. La honte qui m’oppresse, Angoissante et cruelle, Soudainement me presse...
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Me reste-t-il encore Ces étoiles en mon âme Qui me guidaient naguère Sur mes sentiers d’espoir ? Il me semble aujourd’hui Que mes vieux chemins creux Se parent des couleurs Qui annoncent l’hiver. Une bise entêtante S’acharne sur mes rêves Et d’un demi-sommeil...
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Il pleut des larmes tièdes Aux sanglots de mes rêves, Se forment des ruisseaux Autrefois mes chemins. Il vente un lourd passé Qui torture mes joies, Ces ultimes bourgeons De la sénilité. Il neige des morsures En trop rouges pétales Qui colorent mes soirs...
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À l’ombre du grand phare, Planent les goélands Et mes rêves s’égarent Infiniment troublants. Tutoieront l’indolence Quand le soleil ardent Glissera en silence Vers le pourpre occident. Le veilleur impassible, Lors dardera son feu, Quatre éclats intangibles...
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Matin de draps froissés Quand l’aurore s’enchante Des émois volatiles D’un avril à l’ouvrage. Quand l’océan là-bas, Raconte sur le sable Les fragrances iodées De tempêtes lointaines. Quand la brise étonnée Emporte dans l’azur Les miasmes d’une brume Maintenant...
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