Ô oui, que le temps passe, Il glisse et puis s’enfuit, L’infidèle, il me lasse, Qui s’échappe sans bruit. Il se fait oxymore, Bouffi mais efflanqué, Me laisse mes remords Et mes actes manqués. S’abreuve du reflux Quand arrive le soir. Lors, les regrets...
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Le ciel s’est abreuvé De l’or des grands ajoncs, En tenture avivée Aux pinceaux des surgeons. Bascule arachnéenne, Crépuscule embrumé, Tu caresses Pen Men Dont l’œil s’est allumé. Étrange vernissage, Dans ses plus beaux atours, La mer s’est faite sage...
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Plic, ploc, plic, ploc, il pleut, Comm’ si le ciel pleurait D’avoir quitté ce bleu Qui enjouait le marais. Le bel azur perdu, Même la mer se grise, Le suroît attendu L’ourle de blanches frises. Les nuages arrivés S’imprègnent des lueurs D’un soleil délavé...
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Le ciel est gris, j’ai froid. Se pavanent les heures. Qui invitent l’effroi Et son voile de pleurs. Mon cœur, las, s’est tordu Narguant même mon corps. Je déambule, éperdu, Conscient, debout, encore. Ce chagrin est trop lourd. Il charrie mes sanglots,...
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Des voiles en partance, Juste sur l’onde, affleurent. Pétales d’existence Pour d’impossibles fleurs. Un ciel nappé de suie Qui veloute les vagues, C’est la nuit qui s’essuie Et la mer qui divague. Là-bas des feux s’allument, Disant qu’il se fait tard...
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Comètes sans espoir, Filaments de la nuit, Quand les remords du soir Viennent sonner minuit. Un velours lui fait taie, Lueur à la fenêtre, La lune, elle, se tait, Incomprise peut-être. Sortilèges espérés, Farandole des ombres Et la brise éthérée Qui baise...
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S’évanouissent les brumes À l’aube de la nuit, Comme un rite posthume Impalpable et fortuit… Mystérieuses et lointaines, Nourrissent nos légendes, De vils croquemitaines Camouflés dans la lande. Nébuleuses, irréelles, Recouvrent l’horizon De formes idéelles,...
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Juste un souffle léger Pour nous tourner les pages D’une mer dégagée Câline et sans tapage Et sans les avoir lues Voir onduler les feuilles Le flux et le reflux Qui doucement s’effeuillent Admirer le rivage Tomber sa robe sombre Quand ses teintes sauvages...
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Se répandent ces mots, Comme des gouttes d’huile, Venues oindre les maux Que le monde distille. Ils sont tendres ou violents, Séduisants, menaçants, Tel marché insolent Avec un Dieu absent. Parfois même, ils se chantent, Acception insolite De psaumes...
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C’est la pluie qui se drape De flèches cristallines Qui, très tendrement frappent L’étendue opaline. Ô ce bel instrument Dont l’infini clavier Offre son dénuement À la brise conviée. Et le ciel lui fait scène, Capitonné de gris, Assombrissant à peine,...
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