En mer, tu t'enracines, Tel un rêve, ô mon île, Fier vaisseau qui fascine Juste là, à trois miles. Ses balises franchies, Vous voilà dans ses bras, Ses hôtes affranchis, Vous débarquez à Groix. Quelle excitante escale! En douce messagère, Il souffle sur...
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Ô mélodie profonde, Puissante et envoûtante, En porte de mes rêves... Ton souffle, tel un baiser, Qui m’embrase le cœur Et refleuri mon âme. Je vole, Quand sur le drap Mon corps, vieille défroque, Transpire. La neige de mon chef Annonce d'autres hivers,...
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Tendu tel un voilage, Là-haut, le ciel est sale. Barbouillé de nuages, Il s’exhibe, trop pâle. Les ajoncs se désolent, Frémissent au noroît, Leurs fleurs semblent frivoles, En ce jour un peu froid. Si un gel peut surprendre, Souvent, sur cette terre,...
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J’ai ouvert ma fenêtre Et le ciel était gris, Là-bas, dansait la mer Dans une même robe. Ce tissu sans envie Qui sied aux jours de pluie, Ce voile trop épais, Resquilleur de lumière. Tableau en noir et blanc Que griffent des oiseaux Sont-ce là des corbeaux...
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Sous un ciel teinté d’or, La pluie est capricieuse, Des vents venus du nord La rendent un peu vicieuse. Fâché l’océan fume. Une lumière sauvage Projette sur l’écume L’annonce d’un orage. L’hiver, mord le village Qu’une risée déforme. Agglutinées et sages,...
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Dans sa pesante absence, La nuit, cette traîtresse, Se drape du silence Des cruelles détresses. Sournoises et peu loquaces, Insolentes pécores, S'invitent ces angoisses Qui me tordent le corps. Taiseuse est la maison Friande d'un sommeil Lourd et sans...
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Vivre tout simplement, de balades naïves, Courir encore un peu Sur le sable, insouciant. Humer en s’allongeant Ces parfums de l’été Qui mêlent quelques fleurs Aux peaux les plus exquises. Puis, se laisser bercer aux comptines du soir, Pour courtiser la...
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Pour que plus jamais, un cardinal enjuponné ne vienne nous dire : " Grâce à dieu! Les faits sont prescrits". À toutes les victimes innocentes de la pédophilie. __________ La pointe de sa plume Crisse sur cet été Et la nausée s’allume Sur son cœur émietté....
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Ô, que je voudrais me réveiller Et devenir ce gai ruisseau, Non, pas celui qui s’abreuva À mes anciens chagrins, Mais, ce torrent léger, Où l’onde coulait si fraîche Qu’un beau matin Tu t’y baignas… ©
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Sous mes fines paupières, D’étranges clairs-obscurs, Y montent ces prières Que seul l’effroi procure. Lors, suintent, doucereuses, Ces psalmodies païennes, Aussi superstitieuses Que leurs filles chrétiennes. Hurlent des vents acides, À jamais enragés...
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