Je retiens cette image : Un grand coup de tonnerre, Dans un ciel sans nuage, Par un jour ordinaire. Oui, tes mots distillés, Implacables et sordides Et le mal instillé, Ô, calomnie fétide. Que s’allonge mon âme Sur ces éclats de verre. Tes paroles infâmes...
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C’est l’agonie d’un soir Qui jette sur la mer Les fleurs d’un reposoir, Les feux d’une chimère. Un crépuscule pâle Qui retient sans allant Les doux reflets d’opale Du jour capitulant. La nuit, bien qu’invisible, Lâche déjà ses brises. Des parfums indicibles...
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Des ombres sur la mer Dont nous ne voulons pas… Des rafiots de fortunes Devenus grappes humaines, Ils flottent là, figés, Illuminés des rêves Qui s’abreuvent d’angoisses, De souffrances et de faim. Des ombres sur la mer Dont nous ne voulons pas… La houle...
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Cette ligne de brume Est pareille à l’ennui, Froide comme amertume, Accouchée de la nuit. Occulte l’horizon Et se fond dans le ciel Elle est là, sans saison Éthérée, irréelle. Semble s’être assouvie De trop timides brises Nous offre ce lavis À dominante...
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Ma vitre est un tambour Ou une caisse claire. Passent sombres et lourds Les nuages grégaires. La pluie la frappe vive, Mille perles s’y vident, Puis d’autres récidivent, Molles et impavides. Au loin, toute brouillée, Une plage ridée N’ose plus se mouiller,...
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Ô toile tourmentée D’un furieux océan, Ses vagues entêtées, Ses abysses béants. Sous les gifles du vent Semble plier l’échine, Pour repartir bavant Abreuver quelque bruine. Navires à la cape, Lors les hommes le craignent. Lui sans cesse qui frappe Les...
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Un soleil explosé, Sur une mer absente Aux reliefs irisés, Entame sa descente. L’horizon barbouillé Ne saigne pas encore. Ses brumes gribouillées Ouatent un gris décor. Et ce n’est pas la brise Qui s’essouffle fragile Sur la lande soumise Qui ranimera...
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L’absurde tintamarre De ces journées enfuies Assombrit un passé Qui se voulait radieux. Et leur ombre impalpable Dont mes nuits s’enveloppent, Allume ses foyers Sur l’angoissant chemin. Leurs horribles figures Grimacent au couchant, Suspendues à des chênes...
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Une aurore insouciante Avait blondi le port De cette aura brillante Qui s’illumine d’or. Mais le matin venu Se montra plus timide Quand l’azur soutenu Se fit lors moins limpide. Sous des vents délétères, Une touffeur étrange Enveloppa la terre D’un crêpe...
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Un zéphyr doux et tendre Caresse la bruyère Et paraît s’y répandre Sous de pâles lumières. Une brise d’été Que nous souffle la mer, Sans cesse répétée Mais pourtant éphémère. Ce petit vent distrait Un tantinet rieur Par ses baisers discrets Se fait ensorceleur....
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