Un grand merci à Awena, harpiste, pour ce délicat accompagnement... Et je verrai éclore Sur le sombre satin Mille et un boutons d’or Bien avant le matin Sur la robe océane La muette floraison Scintillera diaphane Jusqu’au trait d’horizon Seule une molle...
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Ô vous nuits indécentes Dégradantes et larvées Quand l’opprobre s’empourpre Dans sa cape de nuit Le soleil même a fui Les dorures baveuses Qui crachent leur vanité Aux flancs chauds des alcôves Seuls les regards trahissent L’affolement des âmes L’on dirait...
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Il s’est calmé le vent Un peu moins en colère Oui mais il rôde encore Je l’entends là râler Et brusquement il gueule Crachant sans retenue Son haleine salée Sur mes persiennes bleues Puis c’est presque silence Juste un ronronnement Celui de mon vieux...
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Me laisser entraîner Dans cette multitude Cet océan étrange Dont votre sang fut source Chamarrée de silence Cette onde sans courants Inonda ce dimanche Que l’hiver respecta Dans l’émouvant ressac D’indicibles bravos Espérer l’espérance Et le sursaut des...
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Ébaudi et curieux Je regarde passer D’envoûtants voyageurs… Juste entre ciel et mer Le temps qu’ils se pomponnent. Se promènent inertes Ombrant la plage nue Poursuivent leur périple Vers des terres plus vastes Les devinent là-bas Qui semblent onduler...
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Tu peux tendre la main La vie est bien avare Il se peut que demain Tu ne sois plus bavard Tu peux faire l’important La vie s’en moque bien L’espace d’un instant Tu ne seras plus rien Tu peux chercher querelle La vie n’en a que faire Que tu lui sembles...
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Je laisse chuchoter la nuit. Son souffle sur ma peau, Sa fraîche haleine, Amusent le rideau. Est-ce la mer qui maintenant murmure ? Pareille à la berceuse Ça vient et ça repart. C’est monotone. Confidente de mon sommeil Celui qui tarde… Mes rêves sont...
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Sous l’asile douillet De vieux chênes noueux, Des pierres s’ennuyaient Sur un chemin boueux. De sa cloche bien sage Envoûtant l’horizon, Le clocher du village Rassembla ses maisons. Le bois semblait tout proche, Des oiseaux me le dirent, Dansant tels...
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Comme les jours s’ennuient Même les arbres dorment Le soleil s’est enfui Sous un ciel uniforme Désespérément gris Il enveloppe là Les membres rabougris De chênes sans éclat Janvier se désespère Et comprend que ses heures Bien trop vite préfèrent Les plus...
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