Les teintes d’acajou S’esquisseront au soir Parant tel un bijou L’hélianthe en ostensoir Le discret friselis D’une mer nonchalante Fera de l’onde un lit Aux soies d’or ondulantes Quand la nuit constellée Déploiera ses atours Que la lune esseulée Entamera...
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J’entends battre il me semble Le cœur lourd de la nuit C’est un écho qui tremble Pour un spectre éconduit Écœurant, redondant Reste toujours ce souffle Un ressac obsédant Qui jamais ne s’essouffle Ô peur, morne maîtresse Tes sortilèges ultimes Se jouent...
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S’achève le voyage J’entre dans la vieillesse Me voici là sans âge Sur le quai des tristesses Ne reste que ma rage Mon ultime détresse De tous derniers orages Sans joie mais sans sagesse Mon ciel plein de nuages Et de pluies qui ne cessent Mais aussi...
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J’ai croisé au matin La mort sur mon chemin Revêtue du destin Une faux à la main La confuse frayeur Qui m’habita soudain Me fit croire à l’Ailleurs D’un distrait Aladin Je me souviens encore De ces quelques minutes Où j’oubliai mon corps Sonné par l’uppercut...
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Je sais que tu es là Sur le seuil de la porte Sournoise et sans éclat Comme tu m’insupportes Si longues sont mes nuits Que me coucher m’angoisse Avant, après minuit Jamais tu ne t’effaces Je te sens te blottir Dans les rides des draps Pour mieux m’assujettir...
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C’est une marée sombre Qui là nous envahit Au théâtre des ombres Pavillon des folies Je n’y entrerai pas Y vivent nos démons Je fuirai leurs appâts Leurs fallacieux sermons Ils sont en religion Que ce constat est triste Funeste contagion D’une fièvre...
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Quand claquent les ajoncs Le soleil au zénith Tu te loves fleurie Est-ce pour me séduire ? Agitant tes dentelles Tu danses devant moi Malicieuse et enjouée Est-ce pour m’entraîner ? Enivrée de parfums Tu te couvres de voiles Que je crois cousus d’or Est-ce...
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Chimères versatiles Dans l’ombre s’évanouissent Douloureuses et futiles L’effroi pour simple esquisse Obsessions immatures Corsetées de souffrances Naît la froide torture Veuve de l’espérance Au vent des sortilèges Et des peurs infinies Plane le seul...
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C’est un soir désœuvré Presque muet et grisâtre Il s’habille de nuit Dans le ciel effacé Hébété je contemple Ce grand disque d’eau noire Mille pointes de pluie M’y soupirent une fugue L’île est en noir et blanc Ses mâchoires de pierres Paraissent s’abreuver...
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À la manière des poètes pamphlétaires des siècles passés… Triste François Goulard Déloyal et retors Je vous pensais roublard Vous êtes pire encore Le peuple oui messire Qui vous porta au trône Vous laissera rancir Sans vous faire l’aumône Raillez les...
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