• Un matin puis un autre...

     

    Un matin puis un autre,

    Enfilés sur un fil,

    C’est ma vie, c’est la vôtre

    Qui s’écoule, hémophile.

     

    Du soleil, de la pluie,

    Le vent qui les emporte

    Et le temps qui s’enfuit

    Sans refermer la porte.

     

    Le bonheur et les pleurs

    S’y bousculent encore

    Mais toujours la douleur

    Pour éteindre nos corps.

     

    C’est trop souvent le deuil

    Qui ponctuent nos errances,

    Ces fleurs que l’on effeuille

    Comme autant de souffrances.

     

    Je suis ce sablier

    Qui se vide d’angoisse,

    Jusqu’au jour meurtrier

    Où nos âmes s’effacent...

    ©                         


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  • Le clin d’œil de ton âme...

     

    Il a plu, tôt matin,

    Au jardin de mon cœur,

    Une légère ondée,

    Mille perles jetées.

     

    L’aube se parfuma

    Des essences subtiles

    Que seul un bel été

    Peut encore exhaler.

     

    Le vent devint baisers,

    Parfois tendres caresses,

    Leurs discrets bruissements

    Abreuvés de plaisirs.

     

    Comme des fruits offerts

    À la houle câline,

    De mystérieux vallons

    Virent éclore l’amour.

     

    Le clin d’œil de ton âme

    Au fond d’une pupille,

    Petite porte noire

    Que tu m’as entrouverte...

    ©                         


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  • J'ai gravé dans le sable...

     

    J’ai gravé dans le sable

    Un passé, ma mémoire

    Et je vois là, qui monte,

    La marée, insidieuse.

     

    Il est plus que probable

    Que dès lors, mes histoires,

    Soient celles d’un géronte

    Aux pensées cafouilleuses.

     

    Vieillesse impitoyable,

    Qui finit par échoir

    En cette inquiète honte

    Des âmes disgracieuses.

     

    Ce futur effroyable

    Calice qu’il faut boire

    Pour solde de tout compte

    D’une vie oublieuse.

     

    Serai juste capable

    Dans mon triste mouroir,

    Pauvre laissé-pour-compte,

    De baiser la faucheuse…

     

     

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  • Quatre roses accrochées...

     

    Quatre roses accrochées

    Au revers de ta tombe,

    Une statue penchée

    Et cette pluie qui tombe.

     

    Volent tes souvenirs

    Sous ce ciel qui sanglote

    Et se laisse pâlir

    En ce jour qui grelotte.

     

    Tu vois, les années passent

    Et je ne t’oublie pas,

    Elles s’écoulent, lasses,

    Bavent sur ton trépas.

     

    Où es-tu à cette heure ?

    Je te guette souvent,

    C’est un étrange leurre

    Dont nous parlions avant.

     

    J’ai toujours espéré

    Que tu me fasses un signe,

    Un écho, éthéré,

    Pour un espoir insigne…

     

    ©  


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