• Sous la futaie...

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    C’est un chant qui sourit

     

    Vêtu d’ombres

    Sous la futaie

    Acidulé

    Il fait des pointes

    Au bout des feuilles

     

    Soudain il monte

    Colimaçonne

    Émerveillé

    Quand il emballe

    Le cœur d'un arbre

     

    Ce petit air

    Mine de rien

    S'abreuve même

    Des parfums rares

    De courts silences

     

    Puis il se perche

    Sur un rayon

    Fait d’ors tressés

    Mince baguette

    Du vieux Phébus

     

    Débute là

    Un long solo

    Y farandole

    Un fin duvet

    De brise tiède

     

    Répondez-lui

    D'un gai sifflet

    Le bel oiseau

    Vous confie juste

    Un doux secret

     

    Ph Dagorne ©

     


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  • Le vent, plume légère...

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    Le vent,

    Plume légère,

    Vint m'offrir

    Cet exquis souvenir,

    Ton sourire,

    Ce feu

    Au fond

    De tes pupilles

    À jamais

    Il impressionna

    Mon âme

     

    Le vent, 

    Plume légère,

    Vint me souffler

    Ce doux secret,

    Ton émotion,

    Une larme

    Au goût simple

    Du bonheur

    À jamais

    Il désaltéra

    Mon âme

     

    Le vent,

    Plume légère,

    Vint me conter

    Ta non-absence,

    Ton espérance

    Ta certitude

    D'être là

    À jamais

    Il illumina

    Mon âme

     

    Ph Dagorne ©

     

    "Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c'est la présence des absents, dans la mémoire des vivants."

     

    Jean d'Ormesson

    6 juin 1974


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  • La vie...

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    L

    A

     

    V

    I

    E

     

    Elle s’est mise à trembler

    S’est recroquevillée

    Puis elle s’est relevée

    Faussement ranimée

    Mais elle a vacillé

    Et s’est ratatinée

    S’est même raccrochée

    À sa noire complice

    Encore a chancelé

    Clignotement ultime

    Enfin a disparu…

     

    Dites-moi, s’il existe

    Ce grand Mamamouchi 

    Qui entraine les Hommes

    Depuis des millénaires

    À toujours s’entretuer ?

     

    Dites-moi, s’il existe

    Est-il besoin à Dieu

    D’ôter vie à la flamme

    Pour prouver sa puissance ?

    ©

     


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  • Dix-sept années...

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    Dix-sept ans sont passés

     

    Pareils au vent

    Pareils au temps

    Sans résistance

    Furtivement

    Incognito

    Un souffle

    Et s’enfuit

    Une génération

     

    Dix-sept années déjà

     

    C’était un treize

    Nombre maudit

    C’était juillet 

    Tout imprégné

    De chaleurs fauves

    De pins qui craquent

    Et des fragrances tièdes

    De tes fleurs

    Assoiffées

     

    Pourtant j’eus froid

    Juste vêtu

    De mon chagrin

    De ma révolte

     

    Je redevins

    Ce bel enfant

    Que tu portas

    Peur d’être seul

    Et peur du noir

     

    Temps d’un soupir

    À tout jamais

    Tu refermas ta porte

    Je n'oublie pas

    Ni me console

     

     

    ©


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    Une bien douce brise

    Peignait le ciel en bleu

    Entre les courbes exquises

    De nuages moelleux.

     

    Par vives ébouriffures,

    La mer s’en abreuvait,

    Fouettant le bel azur

    D’un blanc et fin duvet.

     

    Sur ce rideau offert

    Le soleil, lui, glissait.

    Long rocher florifère

    L'île se prélassait.

     

    Symphonie immobile,

    Les vallons pour creusets,

    Des parfums volubiles,

    À cette heure, explosaient.

     

    Près d’une onde turquoise,

    Des mouettes somnolaient

    Parmi la lande rase,

    Fleurée de serpolet.

     

    Tout était calme et tiède,

    L’on entendait parfois,

    Au cœur de la pinède,

    Soudain craquer le bois.

     

    Seule une cascatelle

    Sur les roches d'airain

    Mêlait sa tarentelle

    Aux murmures marins...

     

    ©


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