• Aux chants de nos étreintes...

     

    Nous prêter folle envie

    De pouvoir esquisser

    Aux chants de nos étreintes,

    D’un espoir, le zénith.

     

    Nous sentir emporter

    Sur les rives humides

    De paysages rares

    Que s’inventent nos corps.

     

    Nous laisser inviter

    À plonger dans les puits

    De nos fiévreux regards

    Pour y boire nos vies.

     

    Nous  prendre par le cœur

    Et nous chauffer ravis,

    Aux feux d’un doux hymen

    Que seuls nos souffles allument.

     

    Nous coucher sur nos âmes,

    Parfumés de nos rêves

    Et convaincre la mort

    De nous donner le temps…

     

     

    ©                         

     


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  • La petite rengaine...

     

    La petite rengaine

    Au passé me ramène,

    Chaque journée me peine,

    Chaque nuit me malmène.

     

    La petite rengaine

    M’envahit chaque instant,

    Telle sourde migraine,

    Seule juge du temps.

     

    La petite rengaine

    Enivre mon manège,

    Trouble croquemitaine,

    Aux fourbes sortilèges.

     

    La petite rengaine

    Joue les boîtes à musique,

    Babiole un peu hautaine,

    Que je rêve aphasique.

     

    La petite rengaine

    Me mine et m’affaiblit,

    Quand tous les soirs m’assène

    Cet impossible oubli…

    ©        


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  • Ô fascinant voyage...

     

    Ô fascinant voyage,

    Aux confins de mes rêves,

    Bercé par un nuage

    Quand la lune se lève.

     

    Et son aura, me prête,

    Pour survoler la mer,

    Confidente discrète

    Ou maîtresse éphémère.

     

    Ce sont les alizés

    Qui me portent en caresses

    Et leurs tièdes risées

    Me baignent en tendresse.

     

    Puis un bleu clair de terre

    Me revêt silencieux,

    J’y aperçois Cythère

    Et des vents malicieux.

     

    Le monde est sans violence

    Sans peurs et sans manies,

    J’y vois sa quintessence

    Et l’amour infini…

    ©                         


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  • Comme un songe éphémère...

     

    Sur la vitre chagrine

    Ruissellent mes angoisses,

    S’envolent pérégrines,

    Mes espérances lasses.

     

    Leurs bises vipérines

    Tentent de  m’alerter,

    Lors, mon cœur  s’amarine,

    Friand de liberté.

     

    Comme un songe éphémère

    Ombré de déraison,

    Là, le ciel et la mer

    S’unissent à l’horizon.

     

    Pour des îles hauturières,

    Je largue les amarres,

    Pour de fausses croisières,

    Je fuis mes cauchemars.

     

    C’est un rêve loufoque,

    L’appel d’un clapotis

    Sur le flanc de ma coque

    Et, je me crois parti…

     

    ©  


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  • Groix... Aurore...

     

    Trop enivrée de pluies,
    La nuit s'est dérobée
    Aux lectures d'une aube
    Infiniment taiseuse.

    La mer, un peu confuse,
    Entame sans entrain
    L'incessant va et vient
    Qui la rend si têtue.

    Les oiseaux en retard
    Laissent au ciel défait
    Ce teint qui sied aux dames
    Qui se disent farouches.

    Hier au soir, toute nue,
    Surprise par le froid,
    La plage s'est couverte
    D'un châle d'algues brunes.

    L'île paraît dormir
    Sur sa couche de brumes,
    Figée, comme insensible
    Aux baisers de la brise...

    ©        


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