• Mes vœux 2019...

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    Les jours se précipitent 

    Brumeux, avares et courts

    La flore décrépite 

    Souffre de matins gourds. 

     

    L'hiver s'est imposé 

    Et son haleine froide

    A blanchi la rosée

    Et laissé l'herbe roide. 

     

    Dans toutes ces rudesses,

    Voici le nouvel an

    Tout bouffi de promesses

    Et de vœux bienveillants.

     

    Comme ils ont belle allure,

    Alors, oui… : «  Bonne année ! »

    En ajoutant bien-sûr :

    « Et surtout… Bonn’ santé ! ».

     

    Cartes réelles, cartes virtuelles,

    Murs  « facebookiens » dégoulinant d’étoiles et de bougies fondantes,

    Chaumières enneigées et aubes rutilantes,

    Crépuscule flamboyant sur océan tranquille,

    Tradition ou e-tradition mais toujours des vœux aussi vains.

     

    Moi ? En 2019 Je voudrais juste que tombent les frontières, que s’effacent les murs…

    Tous citoyens du monde !

     

    Un partage équitable de toutes les ressources. La fin des endoctrinements, religieux, politiques… La paix ! Partout !

    La vie, tout simplement… Utopie ? Dommage…

     

    Ça, ce serait pourtant réalisable.

    Il suffirait de le vouloir, tous ensemble….

     

     

                       Allez ! Bonne année encore !

                            Et surtout ... Bonne santé !                                                                                  

     

    ©

     


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  • Glisse, glisse la lune...

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    Ses rides embrumées

    Au teint de vieille prune,

    Dans les nues parfumées,

    Glisse, glisse la lune.

     

    Comme une immense toile,

    Un dais de satin noir

    Serti de mille étoiles

    Lui sert de promenoir.

     

    Ô qu’elle a belle allure

    Sur la funèbre moire

    D’un ciel plein de froidure

    Où la bise s’égare.

     

    Et, dans le firmament,

    Que sa trace enlumine,

    Imperceptiblement,

    L’astre triste chemine.

     

    L’océan pour miroir,

    Que l’on écoute bruire,

    Tel mystique ciboire,

    Semble ici l’accueillir.

     

    En ces temps de solstice,

    Des nuits elle est la reine,

    Fardant sans artifice

    Le ballet des sirènes...

     

    ©        


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  • S'en est allé l'automne...

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    File ! Ô sage chemin

    Ombré d'arbres empesés 

    Où flotte un doux parfum

    De pommes écrasées.

     

    Elles se décomposent 

    Sur leur fin lit de feuilles

    En ce long soir morose

    Aux noirs effets de deuil.

     

    Sourd un poisseux silence

    Que vient juste troubler

    Le murmure  en cadence

    De mon pas accablé. 

     

    Déshabillant  le bois,

    S'en est allé l'automne, 

    Annonçant ces jours froids

    Que l'hiver nous mitonne.

     

    La pluie, le vent, la neige ?

    Nous feront oublier 

    Le fascinant manège 

    D'un soleil familier. 

     

    Bien avant le printemps,

    Sans relief, nauséeuses,

    Se glisseront pourtant

    Des journées paresseuses.

     

    De celles qui soudain,

    Le temps de l'éphémère,

    Égayent nos jardins

    Et apaisent la mer...

     

    ©                         

     


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  • Salle des pas perdus...

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    Salle des pas perdus,

    Le plafond se lézarde, 

    Les fresques s'empoussièrent

    Et les piliers  se fendent.

     

    Salle des pas perdus, 

    La foule est schizophrène, 

    Le bruit est infernal

    Et les insultes pleuvent.

     

    Salle des pas perdus,

    Des mendiants sont battus,

    Des femmes sont violées,

    Et des enfants souillés.

     

    Salle des pas perdus,

    Ils nous parlent de races,

    S’inventent des frontières,

    Y construisent des murs.

     

    Salle des pas perdus, 

    Des hommes jouent en bourse,

    D'autres défilent au pas,

    Tous ont les yeux hagards.

     

    Salle des pas perdus,

    Ils fabriquent des armes

    Les vendent aux plus offrants

    Et s’enveloppent d’or.

     

    Salle des pas perdus,

    Traînée en esclavage,

    La multitude errante

    S’égare pour des miettes.

     

    Salle des pas perdus,

    Ils sont devenus fous,

    Se multiplient pourtant,

    Ô la funeste farce !

     

    Salle des pas perdus,

    Une fontaine pleure,

    Asséchant l'herbe rare

    De ses larmes viciées. 

     

    Salle des pas perdus,

    Des oiseaux affamés, 

    Des bêtes efflanquées, 

    Se meurent anonymes.

     

    Salle des pas perdus,

    Je m’épuise et j'ai chaud,

    Mon corps me martyrise, 

    Où donc est la sortie ?...

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  • Groix... Miz du...

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    Voici venu novembre,

    Son haleine d'humus, 

    Ses ciels aux couleurs d'ambre

    Tendus de gris stratus. 

     

    Les chemins désertés 

    Jonchés de miroirs morts,

    Coupent sans se hâter 

    La lande qui s'endort. 

     

    Pour seule turbulence, 

    Quelques faisans pressés 

    Brisent un quasi-silence

    Craignant d'être chassés. 

     

    La mer, comme agacée, 

    A jeté ses effets

    De turquoise lissée 

    Pour des habits défaits.

     

    Les villages sommeillent

    Peuplés de maisons vides

    Quelques mouettes les veillent

    Et planent impavides.

     

    Souvent, le soleil luit,

    Donnant aux jours espoir

    Mais, trop vite la nuit

    Les plongent dans le noir.

     

    L'hiver est sur le seuil

    De ces journées avares

    Portant déjà le deuil 

    De l'automne fuyard. 

     

    Sous ses grains menaçants 

    Et ses teintes fondues

    Mystérieux, angoissant,

    Voici venu miz du*…

    *  Novembre en langue bretonne (littéralement mois noir) 

    ©


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