• Le silence me parle...

     

    Mes os me brûlent encore
    Et je suis leur vassal
    Pourquoi ce corps à corps
    Quand  brillent les étoiles ?

    Cette nuit douloureuse
    Succède à d'autres nuits
    Des heures malheureuses
    Où tout espoir s'enfuit.

    Le silence me parle,
    Brise ma solitude,
    Cet emphatique marle
    M'enseigne  l'hébétude.

    Quelques bruits domestiques
    Ponctuent mon insomnie
    Une veille erratique
    Habitée de manies.

    Pas le moindre remède

    Et l’étrange ressac
    Du balancier m'obsède
    Tic tac, tic tac, tic tac…

    ©                         

     

     


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  •  

    Reviendra le printemps
    Les bourgeons et les fleurs
    Parfums et joli temps,
    Le bonheur qui affleure.

    La mer toute tranquille
    Qui paresse au soleil
    Et puis caressant l'île
    La brise sans pareille.

    Les bateaux revenus
    La plage qui se dore
    Sur l'herbe, bienvenus,
    Mille et un boutons d'or.

    Le ciel presque propret
    Ça et là moucheté
    De nuages discrets
    Qui annoncent l'été.

    Lors, sur ce paradis
    Entre alto et mezzo
    Juste la  mélodie

    D'une nuée d'oiseaux...

    ©                         

     

     


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  • J'ai froid, tout simplement...

     

    J'ai froid de la vieillesse
    Que mes douleurs inspirent,
    Sirotant mes faiblesses
    En attendant bien pire.

    J'ai froid de cet hiver
    Qui a figé  l'automne
    De gelées trop sévères
    Qui en mon corps résonnent.

    J'ai froid  de ce passé
    Trop vite gaspillé
    En train de s'effacer
    Dans ses regrets brouillés.

    J'ai froid de ce futur
    Qu'ici nous obérons,
    Maltraitant la nature
    Mais, nos enfants paieront.

    J'ai froid des reniements
    Malade et sans élan,
    Je marche sans allant.
    J'ai froid, tout simplement ...

    ©                          

     


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  • Ils se disent socialistes...

    *

     

    La douleur, la misère,
    Les choquaient à tel point
    Qu'ils mimaient la colère
    Révoltés, mais, de loin.

    Contre l'argent, en rage,
    Se disaient progressistes
    Ils prônaient le partage
    Se voulaient  humanistes.

    Ils chantaient l'utopie
    Les rêves du grand soir
    Ils grondaient de dépit
    Au moindre désespoir.

    Ils en ont fait rêver
    Avant quatre vingt un,
    Un peuple s'est levé
    Et puis, tout ça pour rien.

    Ils ont rompu le charme
    Et flatté  le cynisme
    Vendent même des armes
    Au nom du socialisme... 

     

     

    * En musique d'accompagnement : l'hymne du parti socialiste écrit en 1977...( Paroles de Herbert Pagani et musique de Mikis Théodorakis)

    Écoutez bien les paroles après avoir lu mon texte. Ça laisse pour le moins rêveur, il y a là comme un relent de forfaiture. 

     

    ©                         

     


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  • Groix... C'est la laisse de mer...

     

    L'île semble sans bruit,
    Quelques flocons de neige
    Se mêlent à la pluie
    Sous un ciel au teint grège.

    Si vous vous approchez
    Des abords de la plage,
    Vous verrez guillocher
    Les vaguelettes sages.

    Accourues en bavant,
    Vous les verrez tisser
    Leurs entrelacs savants
    De varechs  épissés.

    Puis se retireront,
    Leur ouvrage achevé,
    Délaissant leur fleuron
    Que l'on croirait gravé.

    C'est la laisse de mer
    Que cette jolie frise
    En couronne éphémère
    Sur cette terre exquise...

    ©        


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