• Poème pour Annie... Groix... Soir de printemps.

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    De très fins cheveux blancs traversent le ciel bleu

    Jusqu’au Ponant radieux dévoilant tous ses ors,

    Spectacle féérique offrant son camaïeu

    De couleurs somptueuses à l’île qui s’endort.

     

    Assis seul sur la crête, d’arméries essaimées,

    Témoin émerveillé de précieux paysages

    Qui, à cette heure du jour semblent se parfumer,

    J’attends là, simplement, un nocturne présage.

     

    Cette nuit sera douce, bercée par la marée

    Et l’horizon déjà paraît s’y préparer,

    Il étend tout au loin ses plus tendres nuages.

     

    Ils prennent tour à tour des reflets mordorés

    Puis, ne seront que brumes à l’haleine sucrée

    Elles en revêtiront, de très lointains rivages…

     

     ©

    Annie est partie je l'espère au paradis des poètes et de la musique. Ce poème que je lui ai offert courant janvier est le dernier que je lui ai lu... Elle souhaitait l'encadrer une fois rentrée à la maison. Il lui est à jamais dédié.

     


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  • Hommage à la S.N.S.M.

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    Vous vous croyez téméraires,

    Audacieux, intrépides,

    Chevaliers néophytes du nautisme moderne ?

    Vous cédez, capricieux,

    À la mode montante qui veut que désormais,

    Le rang d’un parvenu,

    Se juge sur les flots,

    Aux chevaux d’un moteur

    Ou la taille d’une coque.

     

    Connaissez-vous  les sauveteurs en mer ?

     

    Ce sont ces hommes, ces femmes,

    Authentiques marins,

    Capitaines courageux,

    Risquant  leur existence,

    Pour de fates bravades.

    Valeureux anges gardiens,

    Ne vivent que de dons

    Quand vous,

    Pensez à vos fanfaronnades.

     

    Mais ils sont aussi,

    Pour le vaillant pêcheur,

    L’insulaire affaibli,

    La belle main tendue,

    Leur précieux fil de vie.

     

    L’océan pour combat,

    Déchaîné, apaisé,

    Ils répondent toujours.

     

    Vous la verrez parfois

    Dans les Courreaux hargneux,

    Peinte d’orange et bleu,

    Héroïque vedette,

    Disparaître soudain…

     

    Juste une vile lame

    Qui la cache un instant…

     

    Honneur ! À ces héros modestes

    Qui offrent parfois leur vie

    Pour que tout simplement,

    Nous préservions la nôtre…

     

    ©


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  • Il vient nous avertir...

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    La crête qui déferle

    Et dessous, sombre et vert,

    Le ventre de la vague

    Qui se tend et qui crève.

     

    Du sable l’escalade

    En diffuse poussière

    Grains d’étoiles ahuris

    D'une autre galaxie.

     

    La rive s’abandonne,

    Offre sa dune glabre

    Qui peu à peu se couche

    Sous l’assaut de la garce.

     

    Étendue vierge et blonde,

    Sans répit effacée,

    Pour que la mer y tisse

    Une laisse héritée.  

     

    Une missive absconse

    Pavoisée d’algues mortes

    Subtilement nous conte

    De terribles fortunes.

     

    Intersigne improbable

    Aux moiteurs de l’écume,

    Angoissé, je te vois

    Toujours ourler la plage.

     

    Traînent des bois flottés

    Qui parfois s’emmaillotent

    D’un lambeau de filet

    Aux funestes desseins.

     

    S’y accroche souvent,

    Un oiseau mazouté,

    Écorché, desséché,

    Il vient nous avertir…

     

     ©


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  • Nul ne saura me dire...

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    Feuilles mortes, feuilles d'or,

    Fin linceul teinté d’ambre,

    Essence d'autres vies

    Qui jouiront de vos cendres,

    Vous jonchez mon chemin.

     

    Tels appels d'outre-tombe,

    M'invitez à me joindre

    À votre muet cortège,

    Procession immobile,

    Sous quelques chênes nus.

     

    Frémissez quelquefois 

    Sous les doigts de la bise.

    Aimez vous accrocher

    Au bois mort de ma canne.

    Suis-je déjà votre hôte ? 

     

    Il file le sentier,

    Semble se dandiner

    Et disparaît au loin

    Sur la crête rocheuse

    Qui brave l’océan.

     

    Sur le trait d'horizon,

    Le ciel est lumineux,

    Sa possible espérance 

    Se joue de lourds nuages

    Pourtant vêtus de deuil.

     

    Nul ne saura me dire

    Au jour du grand voyage,

    Toutes amarres larguées,

    S'il est encore une île 

    Où je pourrai rêver...

     ©


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  • Groix... Il pleut sur l'océan

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    Peut-être bien des larmes

    Que le ciel retenait…

    Il me semblait pourtant,

    Qu’au soir presque venu,

    Il avait invité

    Un timide soleil.

    Je l’ai vu, un peu rouge,

    Passer nonchalamment

    Le nez à la fenêtre.

     

    Peut-être bien des larmes

    Que le ciel retenait…

    Le soleil l’a quitté,

    Le vent s’est égaré,

    A fermé les volets

    Fraîchement peints de gris.

    L’horizon s’est perdu,

    Des oiseaux tournent en rond.

    Il pleut sur l’océan…

     

     ©


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