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    Bonjour,

        

       

        Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog "Houles Intimes". Vous y découvrirez poèmes et illustrations qui sont un peu mes états d'âme d'un instant  ou de toujours. Cohabitent ici des textes très personnels et aussi bien sûr, ceux qui me sont inspirés par ce petit paradis que j'habite et qui est l'île de Groix.

    Un recueil publié en juin lui est d'ailleurs consacré. Il rassemble, sur 120 pages : poèmes et photos décrivant l'île au travers de ces belles quatre saisons...

    Quatre Saisons en l'île de Groix

     

        J'ai commencé à publier en avril 2007 sur un blog qui était alors hébergé chez "Overblog". Ce blog existe toujours.

    Houles Intimes premier blog

        Je l'ai quitté pour fuir la publicité que cet hébergeur m'a un jour imposé et que je n'acceptais pas. Je suis bien naïf, le nouvel hébergeur s'y est aussi soumis au bout d'une année. Elle y est moins envahissante pour le moment. 

        Merci de votre visite...

     

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  • 13 juillet... Je n'ai pas oublié...

    Si le lecteur bleu apparaît ci-dessus, vous pourrez écouter le texte en audio

     

    Seize années ont passé

    Seize années maculées

    À la cire des chagrins

    Ce fut un bel été

    Aux coups plus que funestes

     

    Je n’ai pas oublié

    Les flonflons de la fête

    L’explosion de ses feux

     

    Je n’ai pas oublié

    La chaleur de ce jour

    Ni la froideur soudaine

    Qui s’empara de toi

     

    Je n’ai pas oublié

    La détresse de nos âmes

    Ni l’incompréhension

    Qui sied à ces départs

    Pour des contrées promises

    Mais que nul n’a contées

     

    Je n’ai pas oublié

    Que même le soleil

    Glissa vers l’horizon

    Pour masquer sa tristesse

     

    Je n’ai pas oublié

    Seize années ont passé

    Je reste ton enfant

    Bientôt

    Je te le promets

    Je pourrai te rejoindre…

     

     ©

     


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  • Le progrès...

    Si le lecteur bleu apparaît ci-dessus, vous pourrez écouter le texte en audio

     

    Te souviens-tu enfant

    D'un petit chemin creux? 

    Il s'enfuyait du bourg

    Pour gagner la campagne.

     

    Discret, il se sauvait

    À l'angle d'une route,

    Pressé je crois d'y prendre

    La poudre d'escampette.

     

    Juste ombré de gros chênes,

    Ocre et vert il courait

    Entre deux vieux talus

    Ignorant : prés et champs.

     

    Toutes sortes d'oiseaux

    Lui contaient mille histoires

    Au point qu'un clair ruisseau

    En éclatait de rire. 

     

    T'en souviens-tu, dis-moi ?

    Je m'en rappelle encore

    Ourlé de fleurs sauvages

    Filer vers la forêt. 

     

    Aussi donc, ce matin,

    Dès le soleil levé,

    J'ai pris ma canne en bois

    Espérant le fouler.

     

    Point de chemin champêtre,

    Plus rien n’était en place

    Vrombissements acides

    Bruyamment m’accueillirent.

     

    Je l'ai cherché en vain

    Et n'ai trouvé ma foi !

    Que d'affreux pavillons

    Bordées d'une autoroute.... 

     

    Ph Dagorne ©


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  • Midi sur Groix...

    Toile réalisée à partir d'une de mes photos et que m'a ensuite offerte Yves

    Poème mis en musique et chanté par Yves Borredon juillet 2014

     Merci à lui...

    De sa claire écriture

    Le chemin sur la lande

    Rédige sans rature

    Un début de légende

     

    Refrain :   Cette île est une toile

    Qui s’expose à nos yeux

    Et sur l’eau mille étoiles

    Un tableau merveilleux

     

    Le soleil attentif

    Écarte les nuages

    Empruntés et craintifs

    Qui ombrent le rivage

     

    Refrain

     

    Midi vient de sonner

    Les mouettes me l’ont dit

    Et voici détrôné

    Le matin engourdi

     

    Refrain

     

    Abreuvée de printemps

    Même la mer sourit

    De son bleu éclatant

    Au pied de Groix fleurie…

     

                      Ph Dagorne ©


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  • Balade printanière...

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    Premiers souffles de printemps,

    Haleine délicate,

    D’une île en renaissance…

     

    Huuumm ! Fragrances secrètes d’un tout petit chemin que salent les embruns.

    Sente tordue, intimidée et qui pourtant, complice,  me désigne la plage.

     

    Un sable tiède à peine déchiré par un ruisseau gourmand,

    Cascatelle insouciante où se baigne un oiseau.

    Une laisse oubliée comme frise savante,

    Et puis, encore le sable

    Teinté de fin grenat,

    Éclaboussé de mica.

     

    La brise les emporte

    Et résonne un instant

    Du cri de quelques mouettes.

     

    Et, puissant, le ressac,

    La mer, toute joyeuse

    Qui se jette à mes pieds,

    Abandonne ses coiffes

    Aux dentelles goémonières.

     

    Débonnaires et discrets les nuages passent,

    S’en moquent-ils ?

     

    Comment capturer cette féérie et cette vie, partout ?

    Ma boîte à images a bien triste figure.

    Des rouges, des ors, des verts, des mauves, des turquoises, que sais-je encore ?

    Palette aux nuances sans limites,

    Mais surtout :

    De l’azur pour finement teinter cette marine rare.

     

    L’horizon semble se dissimuler.

    Il masque peut-être des voiles en partance.

    L’océan et le ciel lors, ne font plus qu’un…

    Lointaine brume venue me voler la perspective ?

     

    Non c’est juste l’infini…

     

     ©

     


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  • Comme une goutte...

    Si le lecteur bleu apparaît ci-dessus, vous pourrez écouter le texte en audio

     

    Elle toque au carreau,

    Petite goutte de pluie, indécise se pose

    Hésite un court instant et se laisse glisser

    Tout doucement, très tendrement,

    Elle serpente et puis s'arrête 

    Elle s'abreuve d'une autre goutte,

    Une âme sœur, 

    Ne sont plus qu'une.

     

    Sous la caresse d'un chaud rayon

    Les voilà-donc qui caracolent,

    S'offrent au plaisir d'une balade. 

     

    Mais cette fois, le vent les porte

    Et bien trop vite elles dévalent.

     

    Se croire perle, quelle insouciance !

    Quand sous la bise

    L'on n’est que pluie.

     

    Ainsi s'écoule une existence,

    D'abord lenteur, comme une errance.

    Et tout à coup, presque une fuite.

     

    Lors, sur la vitre, coule une larme,

    Triste et fugace

    Comme la vie.

     

    Reste le verre nu et glacé 

    Ma goutte vive

    S'en est allée,

    Je ne sais où...

     

     ©


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