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    Bonjour,

        

       

        Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog "Houles Intimes". Vous y découvrirez poèmes et illustrations qui sont un peu mes états d'âme d'un instant  ou de toujours. Cohabitent ici des textes très personnels et aussi bien sûr, ceux qui me sont inspirés par ce petit paradis que j'habite et qui est l'île de Groix.

    Un recueil publié en juin lui est d'ailleurs consacré. Il rassemble, sur 120 pages : poèmes et photos décrivant l'île au travers de ces belles quatre saisons...

    Quatre Saisons en l'île de Groix

     

        J'ai commencé à publier en avril 2007 sur un blog qui était alors hébergé chez "Overblog". Ce blog existe toujours.

    Houles Intimes premier blog

        Je l'ai quitté pour fuir la publicité que cet hébergeur m'a un jour imposé et que je n'acceptais pas. Je suis bien naïf, le nouvel hébergeur s'y est aussi soumis au bout d'une année. Elle y est moins envahissante pour le moment. 

        Merci de votre visite...

     

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  • La garce !

     

    Je l’ai laissée entrer, la garce !

    Un souffle, enfant d’une risée, parfumé aux brumes océanes,

    Zéphyr caresseur des feuilles de mon précoce automne.

    Ma porte était ouverte, j’attendais un rayon de soleil.

    Le chat sur le seuil, ne s’en est pas soucié.

    Le chien, à mes pieds, a juste ouvert un œil.

    Seule l’horloge, qui souvent l’a croisée,

    A ralenti son balancier…

     

    Dans l’âtre noirci de flambées oubliées,

    J’ai cru percevoir l’écho

    D’un chant de coq affolé…

     

    Fraîchement lavée de bruines,

    La campagne bruissait, toute affairée sans doute

    À d’ultimes récoltes.

     

    Je l’ai laissée entrer, la garce !

    Frémissement d’un rideau,

    Grincement d’un volet,

    Hululement d’un hibou aux portes de la nuit,

    Glissement de la vie qui s’en va,

    Crissement de vos pas sur le blanc kaolin,

    Et le râle angoissé d’un cercueil que l’on glisse près du ventre moisi de la terre.

    La chandelle vacille,

    Fluette sur un sanglot de cire,

    Mouchée, bientôt, la verrai-je s’éteindre ? …

    ©                         

     

     


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  • Locmaria... Vespéral...

     

    Lors, les ombres oblongues,
    Sur la plage s'étirent
    En auras un peu longues
    Que le soir voit pâlir.

    Sur l'estran moucheté,
    Calme, la mer ressasse
    Un refrain émietté
    Qu'une laisse harasse.

    Des nuages bredouilles
    Brossent un ciel sans éclat.
    Un goéland le brouille
    D'invisibles entrelacs.

    Virginale soierie
    Aux délicats apprêts,
    Loin, l'horizon fleurit
    De pétales discrets.

    Fins voiliers en partance
    Vers un froid crépuscule,
    Ce flamboiement intense
    Pour un jour qui bascule...

    ©                         

     

     


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  • Quelques lunes enlacées...

     

    Quelques  lunes enlacées
    Autour du temps qui passe
    Et le souffle harassé
    De risées qui s'espacent.

    L'océan se bouscule
    Aux portes de mes rêves,
    Seuls, mes mots funambules,
    Sur leurs lignes s'élèvent.

    Froid hiver que l'ultime
    Qui semble deviner
    Qu'aux froufrous de l'intime,
    Tout espoir est damné.

    Telles vieilles pleureuses,
    S'ébranlent mes douleurs
    Et leurs trognes véreuses
    Aux troublantes pâleurs.

    L'illusion d'une voile
    Brosse un faux horizon,
    C'est un ciel sans étoiles
    Qui drape ma prison...

    ©                         

     


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  • Des Dieux, me suis lassé...

     

    Sombres, mes idées noires,
    Feuilles mortes au soleil,
    L’antichambre d'un soir
    Où l'espoir s'ensommeille.

    Virevoltent enivrées
    Sur l'azur opalin,
    Inquiétante  livrée
    D'un automne en déclin.

    Elles brûlent mon âme
    D'une froide insouciance
    Chimériques sésames
    Aux vents des résiliences.

    Puis le ciel s'ensanglante
    Pour afficher ses hontes,
    Une introspection lente
    Face à la nuit qui monte.

    Tout semble s'effacer
    À l'ombre de prières,
    Des Dieux, me suis lassé,
    Je ne suis que poussière....

    ©                         

     


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  • Gribouille...

     

    Mes yeux déjà se mouillent...
    Ombré de feuilles vertes,
    Tu meurs, ô mon Gribouille,
    Sous ma fenêtre ouverte.

    Même le ciel se brouille
    Et mouche ses élans.
    Tu dors, ô mon Gribouille,
    Immobile, indolent.

    Comme simple dépouille,
    Toi, mon bel âne gris,
    Tu gis, ô mon Gribouille,
    Sur ta pauvre prairie.

    Une ortie te chatouille,
    Un pigeon te salue,
    Il sait, ô mon Gribouille,
    Qu'il ne te verra plus.

    Lors soudain, tout s'embrouille
    En ce jour impudent
    Adieu, ô mon Gribouille*,
    Bienveillant confident...

    ©                         

     * Gribouille est mort le 6 septembre, la veille de mon anniversaire...


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