• Groix... J'ai laissé à mes rêves...

     

    J’ai laissé à mes rêves

    La grâce d’une brise

    Pour qu’ils courent sans trêve

    Sans regret, sans emprise

     

    Leur ai conté la mer

    Absolue liberté

    Les îles hospitalières

    Par les mouettes escortées

     

    Leur ai peint la lumière

    Et les criques turquoise

    Des tapis de bruyère

    Près de sentes courtoises

     

    Leur ai dit les parfums

    Dont se parent les jours

    Le ballet des dauphins

    Les couchants de velours

     

    J’ai offert à mes rêves

    Le doux nid de l’amour

    La tiédeur d’une grève

    Les vagues pour atours…

     

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  • Groix... Ô sensuelle marine...

     

    Ô sensuelle marine,

    Dévoile donc tes charmes

    Et tes plus beaux attraits

    Aux baisers du printemps.

     

    Le ciel encor’ s’ennuie

    Sous les brises étourdies,

    Assoiffées d'un sel gris,

    Que l’océan néglige.

     

    Ombré, l’estran se livre

    Aux ventres des bateaux,

    Couchés là sur la grève,

    Ils espèrent le flux.

     

    Le vol d’un goéland

    Amuse les nuages.

    Si le phare somnole,

    Il ne dort que d’un œil.

     

    Tout pimpant, le village,

    Lové dans son vallon,

    S’expose sans pudeur

    Aux caresses du sud.

     

    Derrière, la falaise

    Se grise aux blancs jupons

    D’une houle oisive

    Venue étreindre l’île…

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  • Groix... La mer est basse...

     

    La mer est basse,

    Tout là-bas, se retire.

    La mer est lasse,

    Je l’entends, qui soupire.

     

    Leurs longs cris insolents

    Ont su me le prédire.

    Ces bruyants goélands,

    Venus là me le dire.

     

    La mer est basse,

    La brise va fraîchir.

    La mer est lasse

    Mais au loin se déchire.

     

    Sous ses voiles de brume,

    Elle attend et se froisse.

    En dentelles d’écume,

    La voilà, qui s’agace.

     

    La mer est basse,

    Déjà elle ronchonne.

    La mer est lasse,

    Pourtant râle et bougonne.

     

    Arrivé la toiser,

    C’est un violent suroît,

    Abreuvé de risées,

    Qui va réveiller Groix.

     

    La mer est basse

    Voici l’heure du flux

    La mer est lasse

    Mais revient, résolue…    

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  • Groix... Fine étreinte...

     

    Fine étreinte brumeuse,

    Tu enserres la mer,

    Chrysalide fumeuse

    À la grâce éphémère.

     

    Ta tendresse ouatée

    Emmaillote la terre

    En un voile éclaté,

    Poudre de diamantaire.

     

    Drapé de blancs crépis,

    Sous son tulle opalin,

    Le village assoupi

    Goûte au suroît salin.

     

    La falaise s’enfuit

    Vers le trouble horizon,

    Découvre et puis essuie

    De pâles floraisons.

     

    Lors, juste le ressac

    Qui fouette le silence.

    Il ronchonne et puis claque,

    Soûlé de turbulences.

     

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  • Groix... Oui je vivais un rêve...

    Poème dédié à Louis Cozan, gardien de phare...

     

     

    J’ai effeuillé le ciel

    Noir, gris, bleu, en trois pages,

    Ouvert le pot de miel

    Soleil blond et bien sage.

     

    Puis une huile tranquille

    Émeraude et turquoise

    Vint là oindre mon ’île

    Tendrement sans emphase

     

    La caresse amoureuse

    D’une brise câline

    Se coucha langoureuse

    Sur l’onde mousseline

     

    Vaguelettes légères

    Vous êtes lors venues

    Discrètes passagères,

    Sur le sable, inconnues

     

    Je l'ai trouvée si belle

    La douce mélopée

    Envoûtante, irréelle

    À peine syncopée

     

     

    Allongé sur la grève

    J’ai renié le sommeil.

    Oui, je vivais un rêve

    À nul autre pareil…

     

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