• Groix... Une haleine d'automne...

     

    Un soleil tamisé

    Juste pour le décor

    Une haleine d’automne

    Tout au bout de son souffle

     

    Un sous-bois qui s’ennuie

    Et puis qui champignonne

    Pour mieux brosser les pompes

    Du général hiver

     

    Un ciel tout en désordre

    Qui ne sait même plus

    Ranger ses cumulus

    Occupés à pisser

     

    La brise fait ses muscles

    Se voit déjà tempête

    Voyant tourbillonner

    Des feuilles sans défense

     

    L’océan se chahute

    Pour aussi jouer les durs

    Vomissant sur la plage

    De algues déjà mortes

     

    D’ailleurs les jours pressés

    Ne s’y sont pas trompés

    Écourtant leurs visites

    Ils croient snober la nuit…

    ©


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  • Locmaria... Assis sur le muret...

     

    Assis sur le muret

    Dont je voyais je crois

    L’empreinte sur le sable

    Ou l’ombre projetée

    Par une lune muette…

     

    Assis sur le muret

    J’ai regardé là-bas

    Ce doigt de roche et d’herbes

    Pointé loin du rivage

    Pour mieux calmer la mer

     

    Assis sur le muret

    J’ai voulu me convaincre

    Que le soleil en fuite

    Ne puisse raviver

    Son coucher incendiaire

     

    Assis sur le muret

    J’ai compté tout au large

    Sur le trait d’horizon

    De bien discrets nuages

    En longue caravane

     

    Assis sur le muret

    J’ai supplié la nuit

    De venir me bercer

    Elle était tiède et douce

    Mais passa son chemin

     

    Assis sur le muret

    J’ai espéré enfin

    Que minuit me salue

    Et que j’oublie alors

    Cette journée funeste…

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  • Groix... Ô soirées de septembre...

     

    Ô soirées de septembre, ne vous enfuyez pas…

     

    À l’heure où la lune embrassera le ciel,

    je viendrai vous rejoindre.

     

    Je voudrais juste dire au silence,

    combien sa modestie l’honore.

     

    Il se peut cependant,

    que le lent bégaiement du ressac

    lui tienne déjà compagnie…

     

    Lors j’irai caresser, de mon âme étonnée,

    le sommeil parfumé d’une plage discrète.

     

    Je sais que les rochers, comme fauves couchés,

    veilleront, attentifs, au repos de la nuit…

     

    Ce sublime équilibre laissera au matin,

    dans sa noble langueur, le soin de déposer

    longtemps et sans compter ses perles de rosée.

     

    Ô soirées de septembre, pourquoi vous chagriner,

    qu’à cette heure, l’été vous ait là délaissées ?

     ©


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  • Groix... C'est un parfum de crèche...

     

    C’est un parfum de crèche

    En ce matin d’automne

    Ses fragrances un peu fraîches

    Que des pluies aiguillonnent

     

    De paisibles vallons

    Semblent là s’assoupir

    Confiant à Apollon

    D’estivaux souvenirs

     

    L’herbe sous la rosée

    Frémit en sanglotant

    Puis, se fige apaisée

    L’espace d’un instant

     

    L’île paraît sortir

    D’ablutions matinales

    Et peut alors s’offrir

    Au soleil en fanal

     

    La mer dans son manteau

    De brumes opalines

    Qui sait, pourra tantôt

    Flamboyer cristalline…

     

     

    ©

     

     

     


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  • Groix... Un ciel mou et ridé...

     

    La nuit pas décidée
    Face au soleil médiocre
    Ce ciel mou et ridé
    Qui se barbouille d'ocre

    L'océan s'est fâché
    Un fort suroît l'insulte
    Et ce couchant gâchée
    Augure du tumulte

    Les bateaux plient l'échine
    Aspirés par le port
    Gémissent leurs machines
    Dans cet ultime effort

    Mais l'île bien ancrée
    Impavide et boudeuse
    S'étale bigarrée
    Résolument taiseuse...

    ©

     

     

     


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