• Groix... Oui je vivais un rêve...

    Poème dédié à Louis Cozan, gardien de phare...

     

     

    J’ai effeuillé le ciel

    Noir, gris, bleu, en trois pages,

    Ouvert le pot de miel

    Soleil blond et bien sage.

     

    Puis une huile tranquille

    Émeraude et turquoise

    Vint là oindre mon ’île

    Tendrement sans emphase

     

    La caresse amoureuse

    D’une brise câline

    Se coucha langoureuse

    Sur l’onde mousseline

     

    Vaguelettes légères

    Vous êtes lors venues

    Discrètes passagères,

    Sur le sable, inconnues

     

    Je l'ai trouvée si belle

    La douce mélopée

    Envoûtante, irréelle

    À peine syncopée

     

     

    Allongé sur la grève

    J’ai renié le sommeil.

    Oui, je vivais un rêve

    À nul autre pareil…

     

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  • Groix... Méditer seul au monde...

     

    Apercevoir l’estuaire

    Et ses flots contrariés

    Quand il devient sanctuaire

    De jupons barbouillés

     

    Écouter son murmure

    Ses courants indomptés

    Sous de vertes ramures

    À l’ombre convoitée

     

    Découvrir l’horizon

    Tracé par l’île aimée

    En pleine floraison

    Par le hasard semée

     

    Deviner ses parfums

    Que sublime la lande

    Admirer des dauphins

    Qui s’amusent en bande

     

    Méditer seul au monde

    Face à l’immensité

    Ses brises vagabondes

    Loin de nos fatuités…

     

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  • Groix... La tempête...

     

    Dans les filets hirsutes

    De nuages salaces

    Fier, le suroît chahute

    Leurs cheveux gris filasse

     

    Si prête à défaillir

    Lorsque la côte approche

    La mer semble bouillir

    Dans son chaudron de roche

     

    La plage s’abandonne

    Offrant sa robe pâle

    Aux vagues qui ronchonnent

    Juste crêtées d’opale

     

    L’on n’entend même plus

    Les sanglots d’un ciel sombre

    Mais la clameur du flux

    Qui explose dans l’ombre

     

    Malheur à l’imprudent

    Qui conduira sa voile

    En cet assaut ardent

    Vide de toute étoile…

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  • Groix... L'on pourrait bien penser...

     

    L’on pourrait bien penser

    Que le temps s’y ennuie

    La brise est paresseuse

    Et le soleil oisif

     

    Là, quelques vieilles cimes

    S’abreuvent à l’azur,

    Un lagon bleu métal

    Quelques soupçons de lait

     

    Et puis, juste en dessous

    La mer qui va et vient

    Fait la cour aux rivages

    Pour mieux jouer les farouches

     

    Enfin là tout au bout

    Ils s’unissent enfin

    L’onde bleue et le ciel

    Pour des noces radieuses

     

    Sur la table dressée

    Une nappe émeraude

    Des oiseaux invités

    Commensaux des Courreaux

     

    Parfois, jusqu’à la plage

    Tombe un tapis fleuri

    Même le bel Orient

    N’en a pas de semblables

     

    À vrai dire moi je trouve

    Que cette île qui flâne

    A quelque chose à voir

    Avec le paradis

     

    Mais alors dites-moi

    Quel bon dieu en goguette

    Aurait pu déposer

    Une île en cet endroit ?…

     

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  • Groix... L'interminable veille...

     

    Quelques lettres diaphanes

    Au revers des nuages

    Qui s’écrivent tremblantes

    Sur un lutrin d’écume

     

    C’est bien là le suroît

    Qui jette sa missive

    À la brise étourdie

    Venue caresser Groix

     

    Vestales et chevaux

    Accourront au couchant

    Couverts par le dais noir

    Du défunt crépuscule

     

    Abrutis de tumulte

    Et giflés de saumure

    Ils atteindront la pointe

    Soûlés et dégueulant

     

    Alors débutera

    L’interminable veille

    Scandée par la vindicte

    Des assauts tempétueux…

     

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